Opinion

La 4e vague pourrait bien freiner l’inflation

mercredi le 18 août 2021
Modifié à 8 h 26 min le 18 août 2021
Par René Vézina

Juste au moment où on commençait à respirer, voici que la COVID relève sa vilaine tête avec une augmentation marquée des nouveaux cas. Le Québec en a enregistré pas moins de 369 dans la seule journée de mercredi, pour une moyenne de 321 en une semaine. Et dire qu’à la fin juin, le nombre était de moins d’une centaine…

À cet égard, il y a au moins une consolation: presque personne n’en meurt, peut-être parce que ce sont majoritairement des gens plus jeunes qui sont maintenant atteints. Pour l’instant.

Cette quatrième vague qu’on redoute pourrait entraver la reprise de l’économie qui se porte bien mieux depuis le printemps. Nouveaux confinements? Nouvelles restrictions? En tout cas, depuis quelques semaines, on parle moins d’un possible sursaut de l’inflation et d’une hausse de l’indice des prix à la consommation, souvent associée à une économie vigoureuse.

L’inflation était pourtant repartie vers le haut, et on craignait qu’elle ne s’accélère. Le plus récent bilan de Statistique Canada faisait état d’une augmentation annuelle de 3,1% pour le pays en juin, et de 3,7% spécifiquement pour le Québec. En mars, dans les deux cas, elle se situait à 2,2%. 

Les voitures coûtent plus cher tout comme l’essence. Il faut débourser davantage pour se loger et aussi pour manger, alors que le prix de la volaille, par exemple, n’arrête pas de grimper. Au moins, puisque nous sommes en été, les fruits et légumes frais redeviennent plus abordables.

Mais dans l’ensemble, le mouvement est à la hausse, sauf qu’il pourrait maintenant se résorber. Ce serait là un répit bienvenu pour la plupart des gens dont les revenus ne suivent pas la même tendance, même si la pénurie de main-d’œuvre qui fait régulièrement les manchettes va forcément se répercuter sur les salaires qu’il faudra bien finir par bonifier. Ce sera simplement une application de la loi sur l’offre et la demande.

En même temps, les citoyens qui comptaient sur une hausse des taux d’intérêts pour mousser leurs épargnes devront patienter. Si l’inflation se stabilise, même si elle ne régresse pas tout de suite, la Banque du Canada ne se sentira pas forcée de resserrer le crédit en donnant le signal d’une hausse des taux. 

Évidemment, tout dépendra de l’évolution de cette crise sanitaire qui n’en finit plus. La vaccination aura permis de réduire l’impact de la pandémie, mais nous n’en sommes pas débarrassés pour autant. 

Connectez-vous afin de pouvoir ajouter des commentaires

Connectez-vous