La deuxième vague inquiète-t-elle les citoyens ?

Par Vicky Girard
La deuxième vague inquiète-t-elle les citoyens ?
Une employée procède à un test de la COVID-19 chez une dame. (Photo : Gravité Média - Denis Germain)

L’arrivée d’une deuxième vague ne semble pas semer l’inquiétude chez les gens questionnés par le Journal lors de la clinique de dépistage mobile à Sainte-Catherine, le 25 septembre.

«On y va au jour le jour et on verra, a confié Roxanne Daoust, de Salaberry-de-Valleyfield. À mon emploi, je côtoie des personnes âgées alors ça, ça m’inquiète plus, mais pour mon gars à l’école, pas du tout.»

Les colocataires dans la vingtaine Christophe Aneziris et Alexis Camirand n’étaient pas inquiets d’une deuxième vague non plus, mais craignaient de perdre à nouveau leur emploi et d’être confinés.

«Ça ne me tente pas d’être sur la PCU et de ne rien faire comme au mois d’avril. Je n’ai pas peur du virus, même si ç’a l’air chiant de l’avoir», a confié M. Aneziris.

Dans la tranche d’âge de ceux que vise présentement le gouvernement dans son message de respecter des consignes, les deux jeunes hommes ont dit se conformer et être contents de voir que leur entourage fait de même.

«Ça me fâche de voir ceux qui ne le font pas, a admis M. Aneziris. On travaille dans la restauration et il y a plein de gens qui nous appellent pour avoir une table de 15, je ne comprends pas.»

Son ami a ajouté qu’«un cas, ça en crée plein d’autres. Ça va vite».

Normand Poissant a affirmé se sentir plus en sécurité avec les mesures qui ont été mises en place depuis le début de la pandémie.

«On fait beaucoup plus attention, on a les masques. La première fois, c’était l’inconnu et on n’était pas préparés du tout», a convenu l’homme de 58 ans.

De 10 ans son aîné, sa compagne a avoué se sentir plus inquiète après avoir vécu la première vague dans l’angoisse. Elle craint néanmoins un second confinement.

Isabelle Provencher, de Saint-Constant, s’est dit plus ou moins inquiète d’une deuxième vague, mais avoue être irritée de voir la population ne pas se conformer assez aux règles.

«Nous, on a annulé la fête de mon fils pour ne pas se rassembler», a-t-elle affirmé.

 

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