La pandémie a du bon, quand même

Par Vicky Girard
La pandémie a du bon, quand même
La pandémie m'a forcée à retrouver des activités que je ne faisais plus.

Je ne suis sûrement pas la seule à penser ainsi. Je vois beaucoup de publications sur les réseaux sociaux qui démontrent que plusieurs arrivent à voir le positif que nous offrent les périodes de confinement causées par la pandémie.

La COVID-19 elle-même n’est pas belle. Mais je ne m’attarderai pas à parler des drames humains qu’elle apporte depuis maintenant un an. J’écris suffisamment d’articles à ce sujet depuis mars. J’y suis confrontée au quotidien. Je ne les minimise pas non plus.

Cela dit, le bilan que j’en fais s’avère plein de beauté. J’ai l’impression qu’on m’a offert du temps. De l’air. Comme plusieurs, j’ai fait des rénovations à la maison. J’ai lu des dizaines de livres et adhéré à la tendance de faire des casse-têtes. Je me suis sentie créative parfois, d’autres fois, j’ai saisi l’occasion de rester en linge mou toute la journée… toute la semaine. J’ai profité de ma piscine cet été alors que j’aurais probablement couru les festivals de musique ou passé mes soirées sur les terrasses normalement.

«Il n’y a pas de honte à préférer le bonheur.»

-Albert Camus

Cet hiver, je me suis remise à patiner alors que je n’ai pas enfilé mes patins une seule fois l’année dernière. Je dévale les pentes de ski à nouveau. Un plaisir que j’avais mis de côté depuis plusieurs saisons.

Pourquoi? Parce que les consignes sanitaires nous ont tous forcés à revoir notre façon de se divertir et de s’occuper, seuls ou en bulle familiale. Parce que, coincée à la maison, en télétravail, je souhaite en sortir davantage les fins de semaine.

Combien de parents disent avoir enfin eu le temps de profiter des moments avec leurs enfants maintenant que leur routine a été chamboulée? Ils ont eu du temps pour souper en famille au quotidien, pour écouter des films ensemble le vendredi soir. Du temps. Une chose qui était devenue rare dans des vies qui allaient trop vite.

Combien réalisent que le contact humain est précieux parce qu’ils en sont privés? Plutôt que de s’apitoyer sur notre sort, pouvons-nous en prendre conscience et le temps venu, l’apprécier vraiment? Moi, oui.

Ce n’est pas seulement pour moi que les choses sont devenues plus belles. J’ai décidé de voir le positif. Les vagues d’amour pour nos aînés, pour nos travailleurs essentiels, pour notre culture, nos commerces locaux. C’est peut-être plate à dire. Mais s’il nous fallait la pandémie pour ça, pour nous montrer ce qui compte vraiment, tant mieux.

 

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