La pratique du vélo d’hiver fait de plus en plus d’adeptes

Par Philippe Lanoix-Meunier
La pratique du vélo d’hiver fait de plus en plus d’adeptes
La pratique du vélo d’hiver à Longueuil devrait augmenter au cours des prochaines années avec l’ouverture de la piste multifonctionnelle du pont Jacques-Cartier durant la période hivernale. (Photo : Le Courrier du Sud - Archives)

Selon les données de l’organisation torontoise The Centre for Active Transportation (TCAT), Longueuil a enregistré une augmentation de 66% du nombre de cyclistes qui se rendent au travail à vélo durant la période hivernale, passant de 0,9% à 1,5%, entre 1996 et 2016. Parions que ce chiffre augmentera au cours des prochaines années avec l’ouverture de la piste multifonctionnelle du pont Jacques-Cartier durant l’hiver.

Ce sont 42 des 100 municipalités de plus de 50 000 personnes au Canada qui ont vu le nombre de personnes qui se rendent au travail à vélo augmenter durant cette même période.

La pratique est déjà bien implantée à Montréal, où l’on a enregistré la plus forte croissance au Canada. La pratique a presque triplé en 20 ans, passant de 1,3% en 1996 à 3,6% en 2016. En comparaison, la métropole canadienne de Toronto a connu une augmentation de 14,6%, passant de 1,1% à 2,7%.

Dans les grandes municipalités canadiennes, le vélo d’hiver varie considérablement d’une ville à l’autre et même d’un quartier à un autre.

Banlieues

Dans la région du Grand Toronto et d’Hamilton, par exemple, un tiers de tous les déplacements, soit 4,3 millions de déplacements par jour, sont de 5 km ou moins, une distance qui peut être facilement parcourue à vélo.

Saanich, en Colombie-Britannique, est un exemple de communauté suburbaine où une vision municipale forte pour une ville plus verte, associée à un programme de subventions provinciales et un intérêt croissant pour des modes de vie sains et actifs – très populaires sur la côte ouest, a entraîné une augmentation significative du cyclisme de 14% entre 1996 et 2011.

Dans les petites villes, le tourisme joue également souvent un rôle important dans la croissance du vélo comme moyen de transport, comme c’est le cas à Canmore et à Revelstoke, en Alberta. À ces deux endroits, une culture récréative du vélo de montagne s’est traduite par davantage de déplacements pour se rendre au travail à vélo.

En 2016, Toronto Islands, une banlieue située en face du port du centre-ville de Toronto et pratiquement interdites aux voitures, avait le taux le plus élevé d’utilisation du vélo aller pour travailler au Canada, avec 27,3%.

Les autres quartiers affichant des taux de cyclisme très élevés sont la Petite-Patrie à Montréal (22,6%), Fairfield à Victoria (18%), Grandview-Woodland à Vancouver (17,1%) et Old Ottawa South à Ottawa (16,9%).

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