La région fait sa place au petit écran

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Par Audrey Leduc-Brodeur
La région fait sa place au petit écran
(Photo : Hélène Gingras - Le Reflet)

Le Motel Sainte-Catherine dans Faits divers, le parc André-J.-Côté dans O’, le parc Optimiste dans Les Honorables; la région est souvent apparue au petit écran au cours des dernières années.
D’après Martin Berardelli, directeur de lieux de tournage pour des productions québécoises, sa proximité avec l’île de Montréal et ses multiples cachets font de l’est du Roussillon un territoire intéressant pour y installer les caméras.
Spécialisé dans le domaine de la publicité et de la télévision, M. Berardelli a travaillé sur plus de 25 projets en 2018. Son expérience en recherche de décor, entre autres sur la Rive-Sud, lui a permis de se bâtir au fil du temps une imposante banque de photos de maisons, parcs, commerces et autres perles rares.
«Dès que je reçois le scénario, je cherche les endroits qui correspondent le mieux à la vision des créateurs. Il m’arrive de retourner aux mêmes endroits parce que je bâtis une relation de confiance avec le propriétaire du lieu choisi», explique-t-il.
En vertu des conditions de travail des employés représentés par l’Alliance québécoise des techniciens et techniciennes de l’image et du son (AQTIS), les tournages doivent être effectués dans un rayon d’environ 40 km de la station de métro Berri-UQAM à Montréal.
«Le territoire couvert par le Journal entre dans ce périmètre, souligne-t-il. On connaît les tous les recoins de la Rive-Sud, de la Rive-Nord, etc. On sait ce qu’on peut trouver dans moins de 40 km.»
Un directeur de lieux de tournage jette d’abord son dévolu sur un bâtiment ou un espace public pour son look, puis pour sa facilité d’accès, explique M. Berardelli.
«Ici, les rues de la banlieue sont assez larges pour nous permettre de bien circuler et d’accueillir nos camions d’équipement», indique-t-il.
Permis et frais
Celui qui a notamment travaillé sur les séries O’ et Un sur deux doit également tenir compte de la logistique, notamment les demandes de permis et les autorisations accordées par les Villes.
«Certaines municipalités sont plus accueillantes que d’autres et facilitent les démarches pour recevoir les plateaux de tournage sur leur territoire. Sainte-Catherine est l’une d’entre elles. J’ai tourné à plusieurs reprises aux écluses, à la mairie, au Motel Sainte-Catherine, au bord de l’eau et j’ai toujours eu une bonne collaboration avec la Ville», raconte M. Berardelli.
La plupart des équipes de production devant généralement composer avec un budget serré, elles vérifient si des frais doivent être déboursés aux Villes pour tourner dans leurs rues, explique-t-il.
À Candiac, par exemple, un tournage qui ne nécessite aucune fermeture de rue coûte 300$ par jour à la production. Si des artères routières doivent être fermées partiellement ou complètement, la facture grimpe à 600$ par jour.
À Saint-Philippe, l’église peut être réservée pour un tournage moyennant un montant de 1000$, d’après sa grille de tarification.

«Sainte-Catherine et Candiac représentent la banlieue idéale à la télé, alors que Saint-Philippe et Saint-Mathieu sont parfaites pour des scènes en campagne.» -Martin Berardelli, directeur de lieux de tournage

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