La tuberculose : une course contre la montre

Le 24 mars, c’est la Journée mondiale de la tuberculose. Une vieille maladie? Oui! Aux oubliettes? Non! Elle tue annuellement 1,6 million de personnes dans le monde. C’est plus que le VIH/sida et pourtant, qui en parle?

La cause première de la propagation de la tuberculose, c’est la pauvreté. Comme dans certaines communautés de notre propre pays, autochtones, inuits, itinérants, gens mal nourris, mal logés, mais aussi dans les pays en voie de développement que nous visitons et dont nous recevons des visiteurs.

Pourtant, l’éradication de la tuberculose est possible, selon l’Organisation mondiale de la santé. Elle fait d’ailleurs partie des objectifs des développements durables convenus aux Nations Unies en septembre dernier.

Ça prendrait environ 15 milliards de $US annuellement pour vaincre la maladie d’ici 2030-5. Tous les pays contribueraient, même les plus pauvres, mais ces derniers devront être aidés car nous ne pouvons pas éteindre «juste notre coin de feu de forêt». Et il faut l’éteindre maintenant, sinon il se répand. C’est la course contre la montre et surtout, contre la tuberculose résistante.

Alors, que peut faire le Canada? D’abord, augmenter significativement l’enveloppe d’aide publique au développement qui avait fondu à un maigre 0,24% de notre Revenu intérieur brut, alors qu’il devrait être de 0,7%. Ainsi, il n’aura pas à rogner d’autres programmes d’aide tout aussi vitaux. Puis être prêt à renflouer la contribution canadienne au Fonds mondial de la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme à la fin de 2016.

Chaque vie compte…

Ariane Genet de Miomandre, scénographe

Montréal

 

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