Le freinage d’urgence intelligent de Nissan pointé du doigt

Par Le Guide de l'auto
Le freinage d’urgence intelligent de Nissan pointé du doigt


Le Guide de l'Auto

Article par Guillaume Rivard

Le freinage d’urgence automatique est-il vraiment efficace? Pourrait-il à la fois être une bénédiction et une malédiction?

C’est vrai, le système peut aider à prévenir des collisions et du même coup sauver des vies, mais il se montre parfois trop sensible, avec ou sans raison.

Aux États-Unis, la National Highway Traffic Safety Administration a reçu plus de 800 plaintes d’automobilistes concernant le freinage d’urgence dit « intelligent » de Nissan, qui peut appliquer les freins alors qu’il ne le devrait pas.

Le problème toucherait quelque 553 000 exemplaires des Nissan Rogue et Qashqai vendus au sud de la frontière, mais il est tout à fait possible qu’il se reproduise au Canada également. Jusqu’à maintenant, 14 accidents causant cinq blessures ont été signalés en lien direct avec ce défaut.

Qu’est-ce qui cloche au juste? Des enquêteurs ont découvert que certains ponts, chemins de fer, stationnements souterrains et plus encore pouvaient jouer de mauvais tours aux véhicules et leur faire croire qu’une collision est imminente. Même les colonnes de vapeur qui s’échappent des tunnels et des conduits sous les rues de la ville peuvent déclencher le système, apparemment.

Selon Autoblog, Nissan est au courant de la situation et a déjà pris des mesures pour améliorer la précision de son système. Les concessionnaires reprogrammeront le logiciel pour les clients qui en feront la demande, mais aucun rappel officiel ne sera émis.

Nissan, en compagnie de 19 autres constructeurs automobiles, s’est engagé à inclure de série le freinage d’urgence automatique dans tous ses véhicules d’ici 2022, peu importe le prix.

En lien avec cette nouvelle, une étude récente du AAA aux États-Unis a conclu que la technologie de détection des piétons – essentielle aux systèmes de freinage automatique – n’est pas aussi efficace qu’on le laisse croire, surtout lorsqu’il fait noir.

Bref, les constructeurs ont encore beaucoup de travail à faire avant de lancer sur le marché des véhicules hautement autonomes et surtout de gagner la confiance des automobilistes.

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