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Le Groupe Maison Candiac conserverait 20% des espaces verts de l’ancien golf

jeudi le 17 septembre 2020
Modifié à 17 h 17 min le 17 septembre 2020
Par Hélène Gingras
Le Groupe Maison Candiac veut conserver 1,2 millions de pieds carrés en espaces verts de l’ancien terrain de golf qu’il a acquis il y a un an pour le développer, soit 20% de la superficie totale. C’est le double exigé par la loi. Du total, environ 900 000 pieds carrés seraient consacrés à l’aménagement d’une «ceinture verte» à usages multifonctionnels (marche, raquettes, ski de fond, etc.) autour de l’ancien terrain, afin de protéger les résidents riverains. Le sentier d’environ 4,5 km totaliserait à lui seul 75% des espaces verts qui seront conservés. D’autres infrastructures publiques de loisirs se grefferaient au projet. Un parc pourrait notamment être aménagé près du plus grand lac, que le promoteur souhaite conserver, voire même bonifier, près de la rue Dagobert et l’avenue Augustin. [caption id="attachment_94889" align="alignleft" width="444"] Roxane Lamothe et Sylvie Simard, du Groupe Maison Candiac.[/caption] «Si la Ville ou les citoyens veulent des terrains de soccer ou autre, on pourrait en aménager, selon leurs besoins. C’est pour cette raison qu’on n’a pas défini les différents aménagements verts», a dit Roxane Lamothe, du Groupe Maison Candiac, à l’occasion d’une journée portes ouvertes du promoteur tenue au club house le mercredi 16 septembre à l’intention des Candiacois. Une autre est prévue samedi.  
«C’est une vision préliminaire du projet parce qu’on est ici pour entendre les gens.» -Roxane Lamothe  
Il y a un an, le Groupe Maison Candiac a acquis l’ancien terrain de golf dans le but de le développer. Mais il fait face à l’opposition du Regroupement des résidents de Candiac, ainsi que la Ville qui refuse de changer la vocation récréative de l’ancien terrain pour le moment. «Ce que la Ville a dit, c’est qu’elle est prête à écouter les gens. Ils n’ont pas dit que ça resterait vert, a nuancé Mme Lamothe, qui vise à rallier la population au projet du Groupe Maison Candiac. La Ville ne peut pas non plus tout interdire sur une terrain qui ne lui appartient pas.» Stations informatives La portes ouvertes visait à présenter la vision préliminaire du promoteur. Elle se déroulait sous la forme de stations informatives sur le balcon de l’ancien club house. Les citoyens étaient invités à passer de l’une à l’autre. Soit des employés du Groupe Maison Candiac répondaient à leurs questions ou des employés d’entreprises engagées par le promoteur, comme une firme d’urbanisme et une autre œuvrant en environnement. À la fin, les visiteurs ont été invités à faire part de leurs commentaires. Voici les points saillants de la portes ouvertes.

Habitations

Le Groupe Maison Candiac prévoit que la construction s’échelonnerait sur 10 ans. Le Plan métropolitain d’aménagement et de développement prévoit la construction d’environ 1000 unités pour ce secteur. Le promoteur vise une mixité des types d’habitation (unifamiliales, maisons en rangées et semi-détachés), afin de répondre autant au besoin des familles que des couples et personnes retraités. Il n’est pas prévu de condos à moins d’une volonté en ce sens. Quant à la hauteur, les bâtiments seront «d’un ou deux étages pour respecter les résidences déjà bâties autour», a dit Marilyne Beaudoin, du Groupe BC2, une firme en urbanisme et en aménagement du territoire.  

Réglementation

Mme Beaudoin a fait valoir que la réglementation de la MRC de Roussillon autorise un tel projet résidentiel à cet endroit si la Ville donne le feu vert au promoteur.  

Environnement

Dominic Sénécal, de la firme Évolution environnement, a dressé un portrait du couvert forestier de l’ancien terrain. On y compte 1 895 arbres vivants, essentiellement plantés par l’homme lors de l’aménagement. L’endroit compte notamment 12% de frênes rouges et d’ormes d’Amérique, atteints respectivement des maladies de l’agrile du frêne et de la maladie hollandaise de l’orme. «Ces deux espèces sont vouées à disparaitre à court et moyen terme», a-t-dit. On trouve aussi quelques carya orata, un arbre très rare qui doit être soit conservé, déplacé ou la perte compensée (dans un ratio de plantation de trois arbres pour un arraché). Quant à la faune et la flore, l’inventaire n’est pas terminé, mais «il n’y a aucune espèce à statut particulier», a-t-il ajouté. Même constat pour les milieux humides. L’inventaire des chauves-souris est à venir, tout comme celle des plantes automnales et printanières pour compléter son rapport. «On a aucun avantage à faire plaisir au promoteur parce qu’on passe dans le tordeur une fois qu’on dépose notre rapport au ministère de l’Environnement», a-t-il fait valoir pour justifier la crédibilité de son travail.  

Circulation

Trois entrées et sorties sont prévues au projet, dont celle de l’entrée principale par la rue d’Auteuil. Sur une présentation, le promoteur fait valoir que la circulation serait moindre à l’heure de pointe que s’il y avait, par exemple, des jeux d’eau ou un aréna, deux utilisations de loisirs actuellement autorisées à cet endroit.   Une autre séance portes ouvertes samedi Le Groupe Maison Candiac organise une deuxième séance d’information le samedi 19 septembre, de 9h à 15h. Il reste des places, mais il faut réserver sa plage horaire au  www.repensonslesitedufgolfdecandiac.com pour permettre de respecter la distanciation sociale en vigueur.  

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