Le PQ veut revenir à sa base : langue française et indépendance

Par Mario Pitre
Le PQ veut revenir à sa base : langue française et indépendance
Le chef intérimaire du Parti Québécois et député de Matane, Pascal Bérubé. (Photo : Journal Saint-François Pierre Langevin)

Confiné au rôle de 3e opposition à l’Assemblée nationale, le Parti Québécois souhaite recentrer son message et revenir à ses politiques de base axées sur l’indépendance et la sauvegarde du français.

C’est ce qu’a déclaré son chef intérimaire, le député de Matane Pascal Bérubé, lors d’une entrevue accordée en marge du caucus pré-sessionnel de la rentrée qui se déroulait la semaine dernière à l’Hôtel Plaza Valleyfield.

« On va moins s’éparpiller, on va revenir à l’essentiel de notre message, démontrer comment l’indépendance peut avoir un impact concret et positif dans la vie des Québécois. On est capable d’en faire la démonstration, comment dans les domaines de la santé, de la petite enfance, de l’éducation, de l’économie, de l’identité, on serait mieux de prendre toutes nos décisions. La voie qu’on a choisie n’est pas la plus facile, mais c’est la plus responsable », soutient le leader péquiste en rappelant les racines indépendantistes encore très présentes dans la région.

Mais le vrai test en vue de la prochaine session parlementaire touchera la question de la langue, selon lui. À cet égard, le PQ entend talonner le gouvernement caquiste afin d’assujettir à la loi 101 les entreprises de moins de 50 employés et les entreprises de charte fédérale. « S’il est sérieux en matière de langue, on est prêt à collaborer, on aura des propositions très concrètes. »

M. Bérubé estime d’ailleurs que le nationalisme de la CAQ tient d’abord du marketing politique davantage que des convictions profondes. « En tout respect pour les députés de la CAQ, ceux-ci ont été élus pour s’assurer de battre les libéraux. Ils ne doivent pas prendre le comté pour acquis.»

Il croit que plusieurs mesures mises de l’avant par le gouvernement Legault risquent de se heurter au régime canadien, à commencer par l’interdiction de la culture du cannabis à la maison qui a été invalidée en justice. Il en sera ainsi croit-il, dans les questions d’environnement, pour lesquelles le Canada demeure un état pétrolier.

Enjeux locaux
Le chef intérimaire s’est aussi arrêté sur les principaux enjeux de la région, à commencer par celui du trafic lourd du boul. Mgr-Langlois. Il s’est d’ailleurs dit étonné de lire un article disant que la Ville et le député Claude Reid étaient « à couteaux tirés » sur ce dossier.

La délégation péquiste s’est aussi rendue au CPE Bobino de Beauharnois. « La priorité pour les familles du Suroît, c’est la création de places en CPE », dit-il.

Pascal Bérubé a dit également avoir ressenti une immense fierté de la part de différents entrepreneurs de la région rencontrés lors de sa visite, comme Master Bougaricci, les frères Villeneuve de la Boucherie Mario, ou les jeunes entrepreneurs de la Distillerie Trois-Lacs qui mettent à profit des produits provenant de la région.

Partager cet article

Laisser un commentaire

avatar
  S'inscrire  
Me notifier des