Le service à la clientèle

Par Hélène Gingras
Le service à la clientèle

Voici le billet du 14 octobre 2015 de Hélène Gingras.

Travaillez-vous dans le service à la clientèle?

Si oui, quelle attitude adoptez-vous avec les gens? La courtoisie ou la nonchalance?

Encore samedi, un petit dîner impromptu au restaurant m’a laissé un goût amer. Visiblement, le propriétaire ou le gérant n’avait pas prévu qu’il y aurait foule. Les deux serveuses ne savaient plus où donner de la tête. Elles allaient et venaient de table en table pour prendre les commandes. Ramasser les assiettes. On a dû attendre une bonne dizaine de minutes dans l’entrée du resto. Faute de table libre.

Jusque là, c’était normal qu’on poireaute. Ce qui est inacceptable cependant, c’est que les serveuses nous soient passées sous le nez à au moins une dizaine de fois sans mot dire. Dans la plus grande indifférence. Comme si aucun client n’existait.

Pourtant, impossible de me manquer, je devais chaque fois m’immobiliser pour leur laisser le champ libre tant nous étions entassés. J’étais si près des serveuses chaque fois que j’aurais pu leur souffler dans le cou…

Un simple sourire ou un petit mot («Ce ne sera pas long») aurait été le bienvenu. M’aurait donné le goût de laisser un plus grand pourboire. Au lieu de me donner l’impression que ma visite n’était pas souhaitée. Alors que sans clients ce resto est destiné à fermer…

Je me souviens d’une autre fois dans un bar où il était impossible de commander un verre. Parce qu’on était 10 minutes avant l’ouverture et que le barman n’avait pas terminé sa mise en place. Je n’invente rien, c’est lui qui nous l’avait dit. Nous invitant à ressortir pour revenir. Alors qu’on gelait dehors. Au lieu de nous inviter à prendre place tranquillement. Pensez-vous vraiment que j’y suis retournée?

Puis, cet été, le summum du mauvais service à la clientèle dans un stade de soccer. Je ne comprends rien aux numéros des rangées. Plutôt que de m’asseoir à la mauvaise place, j’interpelle le placier pour qu’il nous aide à trouver nos sièges. Ce qu’il fait. Je suis contente. Je commence à relaxer. J’ai hâte; j’attends ce moment depuis des mois.

Au moment où la cérémonie d’ouverture débute, un couple s’approche et réclame nos sièges. Je ne m’obstine pas. L’homme semble avoir raison. Un autre placier intervient et nous confirme que nous sommes au mauvais endroit. Je n’en revenais pas!

Un mauvais service à la clientèle est souvent impossible à oublier. Et l’inverse est tout aussi vrai.

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