Les enseignants affichent leur mécontentement

Les enseignants affichent leur mécontentement
L'Association des professeurs de Lignery a installé des affiches de contestation sur le territoire.

Des banderoles exprimant le mécontentement des enseignants envers le gouvernement Legault sont apparues dans le décor jeudi.

«On a tous entendu les beaux discours de la CAQ pour valoriser la profession enseignante. Le ministre (Jean-François) Roberge affirmait vouloir réduire notre tâche trop lourde et trop complexe. Or, force est d’admettre que le gouvernement a parlé des deux côtés de la bouche, puisque les demandes patronales feraient exactement le contraire de ce qui avait été annoncé», explique dans un communiqué Martine Provost, présidente de L’Association des professeurs de Lignery (CSQ). Ce syndicat représente plus de 2200 enseignantes et enseignants de la région.

Les syndicats d’enseignants de tout le Québec reprochent au gouvernement l’adoption de la loi 40 sous le bâillon.

«Allons-nous être bâillonnés en négo comme pour le projet de loi 40? » demande Mme Provost.

L’Association des professeurs de Lignery a installé une banderole au-dessus de l’autoroute 15 à La Prairie.

Question aux directions d’établissement

L’Association des professeurs de Lignery interpelle aussi les directions d’établissement du nouveau «centre de service» qui remplace la Commission scolaire des Grandes-Seigneuries, en vertu de la loi 40.

Les membres du syndicat enverront aux directions des lettres «pour leur demander de justifier leur accord avec les demandes insultantes qui ont été formulées à l’endroit des enseignantes et enseignants dans le cadre du renouvellement des conventions collectives», fait part Mme Provost.

«On nous dit que le dépôt patronal, reçu comme une gifle par les enseignantes et les enseignants, représente la volonté réelle des directions d’établissement. Qu’elles nous le disent ouvertement. Les masques, on n’en veut plus. Les enseignantes et les enseignants du Québec ont été bafoués et ont subi leur lot de déception causée par des mirages et de fausses promesses. Ils méritent de meilleures conditions, ils méritent le respect et ils méritent qu’on leur donne l’heure juste», exprime Martine Provost.

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