Les Jeux panaméricains de la deuxième chance pour une athlète au tir au pistolet

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Par David Penven
Les Jeux panaméricains de la deuxième chance pour une athlète au tir au pistolet
Yanka Vasileva (Photo : Gracieuseté - Fédération québécoise de tir)

Si Yanka Vasileva n’a pu participer aux Jeux olympiques d’été de Rio en 2016 en raison de ses résultats, l’athlète au tir au pistolet à air comprimé – 10 m – espère bien se rattraper pour ceux de Tokyo en 2020.    

Pour réaliser son objectif, elle devra obtenir de bons scores durant les Jeux panaméricains qui se dérouleront à Lima, au Pérou, du 26 juillet au 11 août. Celle qui est officiellement membre de l’équipe nationale du Canada en tir se dit mieux préparée qu’en 2015, alors qu’elle prenait part aux Jeux panaméricains qui se déroulaient à Toronto.

«Je ne suis pas nerveuse, parce que j’ai déjà passé par cette expérience. La première fois, à Toronto, c’était quelque chose; une expérience inoubliable. Là, [pour le Pérou], je suis plus consciente que je vise directement les Jeux olympiques», mentionne la résidente de Candiac.

 

«Il faut faire face à nous-mêmes lors des compétitions pour aller chercher le défi. Il faut persévérer et se dire qu’on est capable.»

-Yanka Vasileva

 

Mme Vasileva dit mettre plus l’emphase sur la concentration mentale.

«Au tir, la concentration, c’est 98% de la réussite. Le reste, c’est de l’entraînement. Je pratique régulièrement la natation et je fais du jogging», dit-elle.

 

 

Changement

Si elle se dit en confiance, Yanka Vasileva a dû s’ajuster, comme l’ensemble des femmes prenant part à des compétitions de tir au pistolet.

«Avant, chaque participante disposait de 50 minutes pour tirer 40 coups répartis en quatre séries de dix. Depuis un an, la Fédération internationale de tir a décidé que les femmes feront les mêmes épreuves que les hommes, soit 60 coups de pistolet en 75 minutes par série de dix. C’est plus difficile, plus fatiguant», explique-t-elle.

Son entraîneur et mari, Ivan Raytchev, rappelle que les athlètes peuvent disposer à leur façon du temps mis à leur disposition.

«C’est au participant de décider s’il va faire ses 60 coups en 15 minutes ou prendre tout le temps qui lui est alloué. Les athlètes, qui sont alignés, peuvent s’asseoir, s’étirer et poursuivre, mais ne peuvent quitter leur stand. Elles doivent bien se concentrer», souligne celui-ci.

Yanka Vasileva indique qu’à Lima elle devra affronter les participantes mexicaines et péruviennes qui sont «fortes».

«Il faut s’attendre à des surprises avec elles. Le tir au pistolet à air comprimé est plus populaire en Amérique du Sud qu’en Amérique du Nord», fait-elle remarquer.

Sur la scène internationale, ce sont les Européens et les Asiatiques qui mènent le bal.

Actuellement, Mme Vasileva qui est mère de famille et enseignante s’entraîne une quinzaine d’heures par semaine. Elle souhaite y consacrer une trentaine d’heures d’ici son départ pour le Pérou.

 

Encouragement

Le directeur général de la Fédération québécoise de tir, Gilles Bédard, se dit confiant que Yanka Vasileva se distingue aux Jeux panaméricains.

«Yanka détient le premier record de tir pour le Québec en 2007, et depuis, elle a acquis une expérience de compétition de niveau international. Elle a participé à la Coupe du monde à Ford Benning (Atlanta), à Bangkok en Thaïlande, aux Jeux panaméricains à Toronto, et aux sélections des Jeux olympiques à Rio de Janeiro au Brésil. La Fédération québécoise de tir est assurée que les efforts de Yanka en surprendront plusieurs encore une fois», déclare M. Bédard.

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