Lettre : La fonction publique en quatre actes

Lettre : La fonction publique en quatre actes

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Acte 1 : Le mystère Québec,

Ce qui m’a fait le plus rire lors de la dernière élection provinciale, c’est d’entendre les commentateurs parler du «mystère» de Québec. À force de trop chercher, on se perd. Il faut regarder dans la simplicité. Qu’est-ce qu’il y a à Québec? Des fonctionnaires. C’est une ville de fonctionnaires ordinaires et de quelques hauts fonctionnaires. Et qu’est-ce que les fonctionnaires font aux quatre ans? Ils choisissent leurs boss.

Quand tu te fais brimer par ton boss comme René Lévesque a fait dans les années 80, qu’il te coupe 20% de ton salaire pour quelques mois et qu’en 2018 tu attends toujours ton réajustement parce qu’aucun gouvernement suivant n’a voulu réajuster le tir, bien tu changes de boss. Quand tu te fais couper 1000$ par année pendant 15 ans par messieurs Charest et Couillard, tu changes de boss.

On dit qu’au Québec on ne vote pas pour mais contre quelqu’un. Quand on a le choix entre deux partis politiques seulement, c’est normal qu’on vote contre celui qui nous traite mal. Cette fois-ci, il y avait plus de choix, alors le Québec a voté pour un espoir.

Tout ça a commencé avec Pierre-Elliot Trudeau et son fameux système de contrôle des prix et des salaires. Depuis ce temps, les fonctionnaires n’ont jamais eu plus que le taux de l’inflation et même quand il y avait de l’inflation, souvent les fonctionnaires avaient un gel de salaire, ce qui veut dire 0%, ou un maigre 1%. On ne fait pas des enfants forts avec ça.

Le pire, c’est qu’on se pète les bretelles comme société d’aller chercher la part du lion dans la péréquation avec le fédéral. Ouf! Plus tu reçois de la péréquation, plus cela veut dire que tu es pauvre. Comme on est la province qui en reçoit le plus, je vous laisse faire la déduction.

De plus, la péréquation ne va pas dans les poches du peuple. En fait, on ne sait pas où elle va, mais on sait qu’on est toujours plus pauvre! Je commence à soupçonner nos gouvernements antérieurs d’avoir fait exprès de nous appauvrir pour aller en chercher plus du fédéral. En bout de ligne, qui est le vrai perdant?

 

Christian Boisvert

Saint-Constant

 

 

 

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