L’inconcevable

L’inconcevable

La plupart des petites filles adorent les princesses.

Le billet de Hélène Gingras publié le 22 juillet 2015.

Est-ce qu’il vous arrive de faire quelque chose qui vous semblait impossible autrefois?

Ma petite voisine, Laurie, 4 ans, est trop mignonne. Elle me fait rire. Comme tous les enfants élevés en présence d’adultes la plupart du temps, elle est capable de répartie tout en conservant sa candeur d’enfant.

L’autre jour, on lui disait «tais-toi» à la blague parce qu’elle n’arrêtait pas de parler. Elle répliquait sur un ton involontairement frondeur: «Non, je ne me tais-toi pas!» Tout le monde a ri!

Il a d’ailleurs fallu que je censure un peu mes blagues dernièrement parce qu’elle les répétait hors contexte, ce qui n’était pas toujours approprié. Pour une enfant de son âge. Mais ça, c’est une autre histoire…

Elle m’amuse. Vraiment. J’aime bien jouer aux figurines avec elle. Pour entrer dans son monde. Et l’observer discrètement. Voir comment elle interagit. Avec des personnages fictifs ou réels. Parce que c’est une répétition de la vie. De sa vie. Même si elle est peuplée d’énormément de princesses en ce moment!

Cette semaine, elle a réalisé qu’elle sera maman plus tard parce qu’elle est une fille. Alors que les garçons seront des papas. Donc, qu’elle aura des bébés. Au lieu de materner ses poupées comme en ce moment.

Sa mère Isabelle me racontait cette anecdote lundi soir pendant que Laurie était sur mes genoux. Qui souriait. Tout en faisant semblant de ne pas être intéressée par la conversation… Comme c’est toujours le cas.

Les choses se sont corsées quand sa mère lui a expliqué qu’il lui faudra alors un amoureux. Et Laurie de s’inquiéter (vraiment) à l’idée qu’aucun garçon ne veuille d’elle!

Isabelle a tôt fait de la rassurer. Comme elle le fait toujours. Un prince charmant succombera un jour son charme. C’est sûr. Elle est irrésistible.

N’empêche, la petite peanut est loin d’être capable de se projeter dans le futur. J’ai clairement vue une moue apparaître sur son visage à l’évocation d’un amoureux. Et non pas à l’idée de devoir donner la naissance!

En ce moment, elle ne pense pas que son cocon familial puisse être un autre que celui avec ses parents. Et ses demi-sœurs à temps partiel. Et c’est bien normal. Il n’y a que le présent qui existe pour elle.

Tout ce qu’on lui prédit dans le futur lui semble inconcevable.

 

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