Une mère veut créer un organisme pour les adultes handicapés

Une mère veut créer un organisme pour les adultes handicapés

Martine Brochu en compagnie de sa fille Maxime.

Crédit photo : Gracieuseté

Martine Brochu veut mettre sur pied un organisme qui offrirait des activités de jour destinées aux adultes de 21 ans et plus ayant un handicap physique et/ou intellectuel. Ces services seraient offerts durant la semaine.

«Tous les parents de jeunes qui sont handicapés ont la chance que leur enfant soit scolarisé jusqu’à l’âge de 21 ans. Après, c’est terminé. Pourtant, ces jeunes ne peuvent intégrer le marché du travail et encore moins demeurer seuls à la maison. Les parents qui travaillent sont confrontés à situation difficile. Ils se voient dans l’obligation de placer leur enfant dans un CHSLD ou en famille d’accueil», explique la résidente de Saint-Constant.

Elle souligne qu’une fois qu’ils ont quitté l’école, ces jeunes adultes se retrouvent également privés de ressources qui favorisent leur épanouissement.

«On veut permettre à ces jeunes de continuer de socialiser. Quand tu as 21 ans, même si tu es handicapé, tu n’as pas le goût de vivre dans les baskets de tes parents.»

– Martine Brochu

«L’école contribue notamment au développement social, moteur et langagier du jeune. Elle lui permet de conserver ses acquis», poursuit la maman.

Mme Brochu est bien au fait de la situation. Sa fille Maxime, 21 ans, est atteinte de paralysie cérébrale et se déplace en fauteuil roulant. Elle doit également composer avec une déficience intellectuelle moyenne. Même si elle a pu prendre sa retraite pour s’occuper de sa fille, M. Brochu souhaite que celle-ci bénéficie des ressources nécessaires pour maintenir et développer ses compétences.

 

Activités

Idéalement, le futur organisme sans but lucratif (OSBL) que souhaite mettre sur pied Martine Brochu serait un centre d’activités avec des ateliers de cuisine, des jeux de société et des activités pour travailler la motricité des jeunes. Le tout s’adressant aux résidents de Saint-Constant.

Ces services seraient dispensés idéalement par des éducatrices et autres ressources spécialisées. Une aide gouvernementale serait requise pour assurer le salaire de ces spécialistes et veiller à la bonne marche de l’éventuel établissement.

 

Intérêt

Martine Brochu est allée voir la Ville de Saint-Constant qui s’est dite prête à collaborer en lui prêtant des locaux. Elle a aussi fait des démarches auprès du député de Sanguinet, Alain Therrien, pour obtenir son appui. Toutefois, elle doit s’assurer qu’il y a un intérêt de la part des parents concernés.

«Je me dit qu’il n’y a pas juste ma fille qui est handicapée à Saint-Constant. Mais si seulement deux parents se présentent à la réunion, c’est sûr que ça se termine là. Mais ça me surprendrait, dit-elle. Je sais que je m’en vais sur un terrain que je ne connais pas, mais je crois que l’idée de départ est bonne», déclare Mme Brochu.

 

Information sur la rencontre

La réunion aura lieu le mardi 29 mai, à 19h, au Quartier de la gare situé au 121, rue Saint-Pierre. La rencontre a pour but de connaître le nombre de familles intéressées et d’avoir un aperçu des besoins concernant les personnes handicapées. Un sondage sera effectué sur place. On demande aux participants d’apporter un crayon à cet effet. Il sera aussi question des grandes orientations du future organisme et des coûts possibles qui s’y rattachent.

Afin d’assurer que les documents seront produits en quantité suffisante, on doit confirmer sa présence auprès de Martine Brochu à : martinebrochu@me.com .

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