Sports

Michel Lacroix revient sur les séries mémorables des Canadiens

vendredi le 16 juillet 2021
Modifié à 16 h 10 min le 16 juillet 2021
Par Audrey Leduc-Brodeur

Michel Lacroix (Photo Gracieuseté - Agence MVP)

La dernière fois où Michel Lacroix avait annoncé un but marqué par un joueur des Canadiens de Montréal en finale de la Coupe Stanley remontait à 28 ans, au Forum, alors rempli à craquer. Rien à voir avec son expérience des dernières séries dont il se rappellera encore longtemps.

«Ce fut très agréable, résume le résident de La Prairie, invité par le Journal à commenter son expérience. L’ajout de spectateurs pendant les séries a amené une dose supplémentaire d’énergie. Ç’a donné un résultat extraordinaire. C’était exceptionnel de voir les gens réagir ainsi.»

M. Lacroix se souvient de la fébrilité qui régnait dans l’amphithéâtre lors du 6e match de la série contre les Maple Leafs de Toronto, le 29 mai, alors qu’il accueillait les premiers spectateurs au Centre Bell depuis le printemps 2020.

«On a demandé aux gens de se faire entendre, puisqu’on souhaitait que les joueurs puissent ressentir leur présence. On montait l’intensité d’un cran après chaque ronde», relate-t-il, faisant référence à ses collègues à l’animation, l’organiste Diane Bibeau, de Sainte-Catherine, et le DJ Vincent Aubry.   

Selon lui, le but marqué en prolongation par Artturi Lehkonen qui a envoyé la Sainte-Flanelle en finale de la Coupe Stanley, le 24 juin, a été l’apothéose de ce parcours invraisemblable.  

«Qu’il y ait 20, 3000 ou 20 000 spectateurs, j’aborde chaque match avec la même rigueur et la même passion qui m’habite depuis toujours.» -Michel Lacroix, annonceur des Canadiens de Montréal

«Ç’a été un moment magique. L’atmosphère était incroyable. Les astres étaient alignés pour que cette soirée soit inoubliable. Personne ne donnait cher de la peau des Canadiens contre Las Vegas et, contre toute attente, ils sont y sont parvenus, devant leurs partisans en plus», rappelle l’annonceur maison des Canadiens depuis 1977.

Par la suite, ce dernier a dû se plier à la demande de la LNH de modifier la présentation de l’équipe à Montréal, lors du 3e match de la série finale. Chaque membre de la formation a été annoncé, sans musique en arrière-plan. La formule habituelle, lors de laquelle les joueurs font leur entrée sur la chanson Fix you de Coldplay, a été reprise au match suivant, précise M. Lacroix.  

Animer un aréna vide

Celui-ci n’en était pas à un changement près cette saison écourtée. Il a notamment composé avec des estrades dégarnies en raison des mesures sanitaires qui interdisaient tout spectateur. Le 1000e match en carrière du capitaine Shea Weber, entre autres, n’a pas pu être célébré devant les partisans. Un accomplissement «qui aurait été souligné de façon extraordinaire», affirme-t-il.   

«Mais on ne pouvait pas faire comme s’il n’y avait pas de spectateurs. Il fallait garder la même énergie et ne pas perdre l’atmosphère typique d’un match des Canadiens. Les joueurs devaient savoir que nous étions là pour eux», martèle-t-il.

Profiter du moment

Celui dont la première finale de la Coupe Stanley remonte à 1979 a néanmoins savouré chaque moment de cette saison particulière. Il salue l’effort des joueurs «qui ont tout donné sur la glace» et estime que leur parcours en séries a servi de «baume à la suite de la pandémie».

«Évidemment, on souhaite qu’ils retournent en finale l’année prochaine!, confie le vétéran. Il faut toujours en profiter à fond parce qu’on ne sait pas quand on vivra cela à nouveau.»

Pas de pause en vue

Bien que les séries au hockey soient terminées, Michel Lacroix n’a pas le temps de s’accorder une pause. Au moment de l’entrevue, le 14 juillet, le Laprairien se préparait pour la diffusion de l’Omnium britannique de golf sur les ondes de RDS. Il convient qu’il est plutôt rare que le hockey et le golf se chevauchent sur une aussi longue période.

«C’était très prenant, confie-t-il. Mais la passion est toujours au rendez-vous. Jamais je ne me suis présenté de reculons à mon travail.»

À cela s’ajoute l’animation de la compétition de golf masculin aux Jeux olympiques de Tokyo, du 29 juillet au 1er août.

«Je vais peut-être me permettre de lever le pied quelques jours par la suite», révèle-t-il en riant.

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