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Opinion - L’environnement, un enjeu primordial de la prochaine campagne électorale

le lundi 15 août 2022
Modifié à 14 h 21 min le 15 août 2022

Le rapport Perspectives régionales rédigé par des experts du consortium scientifique Ouranos constate que le Québec se réchauffe plus rapidement que la moyenne mondiale, les épisodes de chaleur extrême vont s’intensifier en durée et en fréquence et affecter la qualité de l’air. (Photo: Pixabay)

La crise sanitaire étant encore bien présente dans nos vies, que pouvons-nous apprendre de cette expérience pour prévoir celles qui sont déjà à nos portes, soit les crises climatique et écologique?

Dernièrement, le Secrétaire général de l’ONU, M. António Guterres sonnait l’alarme: «Nous approchons à toute allure de la catastrophe climatique : des grandes villes submergées. Des vagues de chaleur sans précédent. Des tempêtes terrifiantes. Des pénuries d’eau généralisées. L’extinction d’un million d’espèces végétales et animales. Ce n’est là ni
fiction, ni exagération.» Nous voyons déjà ces impacts avec les feux de forêt en Colombie-Britannique et à Terre-Neuve-et-Labrador et avec les pénuries d’eau dans plusieurs villes en France.

Le Québec ne fera pas exception : érosion des côtes, risque plus grand de feux de forêts, dommage aux cultures, migration des stocks de poissons, écosystèmes naturels perturbés. Le rapport Perpectives régionales rédigé par des experts du consortium scientifique Ouranos constate que le Québec se réchauffe plus rapidement que la moyenne mondiale, les épisodes de chaleur extrême vont s’intensifier en durée et en fréquence et affecter la qualité de l’air. La province sera davantage vulnérable aux inondations mais aussi à de fortes baisses des niveaux d’eau qui auront des impacts sur la qualité et la disponibilité d’eau potable.

Avec les élections provinciales à l’horizon, nous demandons à tous les médias de placer les enjeux environnementaux au centre des communications et des débats de la campagne électorale provinciale, afin d’éclairer adéquatement les électrices et les électeurs sur les intentions et le sérieux des candidates et des candidats.

Parce que parler et agir pour faire face aux enjeux environnementaux et à la crise climatique, c’est parler de santé, d’économie, de sécurité, de finances publiques, de qualité de vie. C’est aussi de rendre nos milieux de vie plus agréables, plus sains, plus verts, plus accessibles pour le bénéfice de toutes et tous, les générations d’aujourd’hui et de demain.

Durant la pandémie, les gouvernements et les médias ont réussi à mobiliser la population devant ce défi titanesque parce qu’ils ont expliqué les enjeux et ce que nous devions faire pour écraser la courbe. Ils ont martelé et répété le message chaque jour, expliquant, en termes simples, un problème complexe et menaçant. Et ce partout au Québec, sur toutes les chaînes.

C’est de ce type de communication dont nous avons besoin pour affronter ensemble les crises climatique et de la biodiversité. Ce n’est pas trop demander que les conséquences de cette grande menace du siècle soient davantage exposées à la population et que les solutions pour y faire face le soient d’autant plus.

À l’image de la coalition d’organisations environnementales et citoyennes derrière l’initiative Vire au vert, qui demandent un débat des chef-fe-s spécifiquement sur les crises environnementale et climatique, nous prenons la plume dans tous les médias de la Rive-Sud pour demander d’accorder une place prépondérante à celles-ci dans leur couverture quotidienne de la campagne électorale québécoise.

Pour les quatre prochaines années, nous ne pouvons pas accepter de demi-mesures pour l’environnement. Les électeurs et les électrices doivent pouvoir faire un vote éclairé pour leur avenir et celui de leurs enfants.

Les Mères au front – Rive-Sud