Plus de 600 km en patins à roues alignées en 6 jours

Par Hélène Gingras
Plus de 600 km en patins à roues alignées en 6 jours
Bernard Latil et Guillaume Côté en compagnie d'une bénévoles des Abeilles du Suroît. (Photo : Gracieuseté)

Guillaume Côté avait envie de se dépasser tout en appuyant une bonne cause. Avec son ami Bernard Latil, il a effectué la distance Toronto-Saint-Hubert en patins à roues alignées au profit de la Fondation des gouverneurs de l’espoir, du 21 au 26 juillet. Ils ont ainsi amassé 1530$ pour l’organisme qui finance des programmes de recherche sur le cancer pédiatrique et aide financièrement des familles.

«C’est la continuité de notre implication auprès de la Fondation, car je participe à plusieurs de leurs activités de financement depuis que j’ai le restaurant», a raconté le résidant de Candiac qui a ouvert le restaurant La belle et la barbe à Saint-Hubert.

C’est d’ailleurs à cet endroit que le duo a mis fin à son défi au terme d’une centaine de kilomètres parcourus chaque jour dans l’accotement des routes, pour un total de 637 km.

Pourquoi avoir choisi de partir de Toronto?

«On voulait faire un défi en rollerblade, mais Québec était trop près, a-t-il expliqué. De Toronto, la pente globale jusqu’à Saint-Hubert est de 1%, ce qui était bien comparé à si on était arrivé par l’Est du Québec.»

Néanmoins, ça n’a pas empêché les deux comparses de devoir affronter des valons et des dénivelés importants, notamment lors du jour 3 qu’ils ont qualifié de journée «la plus difficile».

«Avant les Mille-îles [son endroit coup de cœur du voyage], il y avait des terres agricoles et beaucoup de montées et de descentes. Pour une montée de 90 mètres, il y avait ensuite une descente de 20 mètres. C’était un peu décourageant et difficile pour le mental, mais on prenait des pauses plus rapprochées, on mettait nos pieds dans l’eau pour se dégourdir les jambes», a-t-il raconté.

«Malgré tout, on a toujours réussi à avoir du fun

-Guillaume Côté

Guillaume Côté a patiné 637 km au profit de la Fondation des gouverneurs de l’espoir en six jours, du 21 au 26 juillet 2019.

La chaleur, les ampoules, les enflures et les muscles endoloris ont aussi fait partie de leur lot quotidien. À un tel point que Bernard Latil a dû effectuer une partie du parcours à vélo parce que ses pieds étaient trop enflés pour qu’il enfile ses patins.

À d’autres moments, ils ont dû les enlever parce que la route n’était pas asphaltée, barrée pour des travaux ou que l’accotement n’était pas pavé.

«Théoriquement, la Waterfont trail entre Toronto et Montréal est une piste cyclable, mais la réalité différait parfois des photos», a-t-il expliqué.

Grâce à un ami qui les suivait en camionnette autant pour assurer leur sécurité que de leur fournir de l’assistance, ils ont pu modifier leur itinéraire chaque fois que c’était nécessaire.

Autres détails

Tous les 200 km, ils effectuaient une rotation des roues de leurs patins.

Guillaume Côté s’est entraîné pendant 10 mois avec un entraîneur privé. Pour sa part, Bernard Latil a de l’expérience d’épreuves ironman.

Ils prévoient refaire un défi l’an prochain de manière différente cependant. En kayak, par exemple.

 

Posted by On Patine de Montréal à Toronto on Thursday, July 25, 2019

 

 

 

 

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