Quand les tiques font partie du quotidien

Quand les tiques font partie du quotidien

Demeurant à Saint-Bernard-de-Lacolle

Ne parlez pas des tiques à Charlie Bonham. La résidente de Saint-Bernard-de-Lacolle ne sait plus à quel saint se vouer pour mettre un terme à leur présence. Sa fille s’est fait piquer deux fois plutôt qu’une. Son conjoint et le père de Mme Bonham ont été aussi mordus.

Si son enfant et son amoureux n’ont pas contracté la maladie de Lyme, il en a été autrement pour le grand-père.

«Il a développé la maladie deux ans après. Il n’est pas guéri à 100% même s’il a été traité. Il a encore des douleurs aux articulations», mentionne Mme Bonham.

Elle se souvient des précautions qu’elle a dû suivre quand sa fille de 10 ans a découvert, il y a environ deux ans, une tique accrochée à son nombril. Elle revenait de jouer à l’extérieur près de la maison.

«On savait qu’il s’agissait d’une tique, car on en voyait depuis plusieurs années sur nos animaux. Je l’ai enlevée avec une pince à cils et je l’ai détruite. On n’apportait pas la tique au CLSC comme on le fait aujourd’hui. Ma fille a eu la rougeur en forme de cible, 24 heures après, autour de son nombril», relate la maman.

Son pédiatre l’a rassurée en affirmant alors qu’il n’y avait pas de tiques porteuses de la maladie de Lyme dans la région, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. N’empêche, sur les conseils du médecin, elle a pris la température de son enfant quatre fois par jour pendant trois semaines.

«Le médecin m’a conseillé de la conduire à l’hôpital en cas de fièvre», dit Mme Bonham.

Un an plus tard, sa fille a été de nouveau piqué, à l’école cette fois-ci. Un membre du personnel lui a enlevé la tique dernière l’oreille.

«Les gens ici sont habitués aux tiques, ils savent comment les retirer», déclare sa mère.  

Le conjoint de Mme Bonham s’est fait aussi piquer entre-temps et il a développé des symptômes s’appartenant à la maladie. Un médecin lui a fait passer un test, tout comme à leur fille étant donné qu’elle avait été piquée à deux reprises. Les résultats ont confirmé l’absence de maladie dans les deux cas.  

 

Des tiques dans la maison

Vivant en campagne à proximité d’un boisé, la petite famille doit composer avec la présence de tiques dans la demeure.

«Nous avions des chats qui se couchaient dans les lits des enfants. On y retrouvait des tiques. Il fallait inspecter leur lit chaque soir», dit-elle.

Les chats ont quitté la maison depuis. Reste toutefois les deux chiens de la famille qui bénéficient de traitements pour éviter la présence de ces parasites. Ces soins préventifs s’élèvent entre 300$ et 400$ chaque année.

«On n’a pas le choix. Quand les tiques rentrent dans la maison, elles sont tellement petites qu’on ne les voit pas. Si l’animal se frotte sur un tissu quelconque et qu’on frôle le tissu ou qu’on s’assoit, la tique se retrouve sur notre pantalon», confie-t-elle.

La petite famille a entrepris de nettoyer son terrain en y enlevant les basses branches et broussailles où les tiques peuvent s’agripper. Cette initiative a porté ses fruits.

«On a remarqué que les chiens reviennent avec beaucoup moins de tiques. Au lieu de quatre ou cinq tiques à la fois, c’est maintenant une ou deux», explique la principale intéressée.

Songe-t-elle à déménager pour fuir les tiques? D’autant plus que l’Institut national de la santé publique du Québec a confirmé au début mars la présence de parasites porteurs de la maladie de Lyme à Saint-Bernard-de-Lacolle.

«On a toujours vécu à la campagne. Déménager où il n’y a pas de bois, non. Par contre, quand les chiens vont partir [mourir], on n’aura plus d’animaux. Pour le moment, c’est une surveillance autant à l’intérieur qu’à l’extérieur que nous devons faire pour éviter les tiques», note-t-elle.

 

La routine pour la famille de Charlie Bonham

Frotter ses vêtements avec ses mains avant de rentrer dans la maison.

Se secouer les cheveux et faire inspecter sa tête.

Mettre immédiatement les vêtements au lavage.

Fermer les portes des chambres pour éviter que les chiens se couchent sur les lits.

Retenir ses cheveux à l’intérieur d’une casquette lorsqu’on se promène dans les bois. Porter un pantalon avec chaussettes longues, des bottes et un chandail à manches longues.

 

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