Que signifie le pictogramme imprimé sur vos pneus d’hiver?

Par Le Guide de l'auto
Que signifie le pictogramme imprimé sur vos pneus d’hiver?


Le Guide de l'Auto

Article par Frédéric Mercier

Du 1er décembre au 15 mars, tous les véhicules de promenade immatriculés au Québec doivent être chaussés de pneus d’hiver affichant un petit pictogramme d’une montagne à trois sommets avec un flocon de neige à l’intérieur.

Vous vous en doutez, ce pictogramme n’est pas imprimé sur vos pneus pour faire joli. Il atteste que vos pneumatiques ont été conçus spécifiquement pour la conduite hivernale et qu’ils ont été mis à l’épreuve dans des conditions climatiques nordiques avant leur mise en marché.

Le pictogramme hivernal n’est obligatoire au Québec que depuis 2014, mais son apparition sur certains pneus d’hiver remonte à 1999. À l’époque les associations des fabricants de pneus américaine et canadienne ont établi les balises d’un test de performances permettant d’identifier facilement les pneus offrant des performances sécuritaires sur la glace et la neige ainsi que dans des températures glaciales. Les pneus munis du petit pictogramme sont ceux qui ont atteint ou dépassé les objectifs fixés par le test.

La grande majorité des pneus d’hiver vendus au Québec sont d’ailleurs munis de ce symbole depuis plusieurs années déjà. La réglementation qui est entrée en vigueur en 2014 n’a fait que réaffirmer leur valeur aux yeux du gouvernement.

Même si vos pneus sont flambants neufs, ils ne seront pas considérés comme étant aptes à circuler sur les routes du Québec s’ils ne possèdent pas le fameux pictogramme. Si vous roulez avec des pneus à crampons, par contre, ceux-ci sont exemptés de cette réglementation.

En circulant avec des pneus non-conformes, les automobilistes s’exposent à une amende pouvant aller de 200$ à 300$.

Une question de sécurité
Pour le gouvernement du Québec, l’adoption de cette réglementation plus sévère entourant les pneus d’hiver s’explique par une seule raison: la sécurité des automobilistes.

Selon le Ministère des Transports du Québec, qui cite un relevé effectué en 2005, 38% des accidents survenus en hiver impliquaient au moins un véhicule équipé de pneus quatre saisons.

« Ces véhicules étaient fortement surreprésentés dans les accidents, puisqu’on estimait qu’avant 2008, c’était 90% des véhicules de promenade qui roulaient avec des pneus d’hiver », peut-on lire sur le site web du Ministère.

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