Québec reconduit l’entente de la Régie de police Roussillon pour deux ans

Par Hélène Gingras
Québec reconduit l’entente de la Régie de police Roussillon pour deux ans
Québec a tranché au sujet du sort de la Régie intermunicipale de police Roussillon. (Photo : Le Reflet - Denis Germain)

Sans tambour ni trompette, le gouvernement du Québec a mis fin à l’impasse qui persistait quant à l’issue de la Régie intermunicipale de police Roussillon, obligeant la reconduction de l’entente pour deux ans.

«Le sous-ministre des Affaires municipales et de l’Habitation a informé les organismes municipaux concernés», indique un porte-parole dans un courriel envoyé au Reflet. La pandémie de la COVID-19 au Québec a coïncidé avec la décision du gouvernement, lui faisant ombrage.

L’entente intermunicipale signée le 10 décembre 2008 a donc été prolongée jusqu’au 15 mars 2022.

Invitée à commenter, la présidente de la Régie intermunicipale et mairesse de Sainte-Catherine, Jocelyne Bates, s’est dit partagée.

«Je suis contente que la Régie continue de vivre parce qu’on a un corps de police performant, mais je suis triste que ce soit au détriment de certaines villes», a-t-elle dit.

Elle a promis de poursuivre ses représentations auprès des ministères des Affaires municipales et de la Sécurité publique pour que «l’iniquité régionale actuelle» ne se répète pas lors du renouvellement.

«Je devais avoir une rencontre avec la ministre Laforest [Andrée, des Affaires municipales] pour discuter du dossier le 7 avril, mais elle a été annulée en raison de la COVID-19», a-t-elle expliqué.

Le Reflet a eu les commentaires du maire de Delson, Christian Ouellette, qui avait personnellement milité auprès de la ministre des Affaires municipales avant qu’elle ne prenne sa décision. À lire ici:

Une décision inacceptable pour Delson

Rappel des derniers développements

Québec a été obligé de trancher parce que les sept Villes ne sont jamais parvenues à s’entendre après plus d’un an de discussions. Toutes les Municipalités, sauf Candiac et Saint-Constant qui voulaient fonder un corps policier commun, avaient entériné la plus récente recommandation du comité aviseur. Il fallait que ce soit à l’unanimité. Québec était aussi en faveur de la plus récente proposition. C’est sur la base de ces faits que le maire de Delson aurait voulu que la majorité l’emporte, à défaut d’avoir l’unanimité.

Partager cet article

4
Laisser un commentaire

avatar
4 Comment threads
0 Thread replies
0 Followers
 
Most reacted comment
Hottest comment thread
3 Comment authors
JacquesSebastien HurtubiseBouthillette René Recent comment authors
  S'inscrire  
plus récents plus anciens plus de votes
Me notifier des
Bouthillette René
Guest
Bouthillette René

$212.00 ou $282.00 , là n’est pas la question . Parlons efficacité plutôt . Demandez le aux résidents des rues secondaires et avenues des diverses municiplalités , il n’y a pas de patrouille de surveillance .

C’est tellement passant et payant la 132 . Pourquoi perdraient-ils du temps à protéger les familles sur les pistes d’accélération … whoops … lapsus … rues résidentielles ?

Pathétique !

Sebastien Hurtubise
Guest
Sebastien Hurtubise

Très heureux qu’il y ait enfin un dénouement. Et j’espère que les municipalités réfractaires vont s’enlever de la tête que la valeur foncière ne peut pas être utiliser comme 1er critère pour déferminer le prix à payer par les villes pour un service de police commun. Ça n’a aucuns rapports. Que ta maison coute 205,000$ ou 1.9 millions, tu as droit au même service. Le pourcentage de crimes, le kilometrage de rue a parcourir et le nombre d’habitants doivent être les données primaires dans le calcul. Pendant que j’y suis, 2 ans passe très vite, commencez donc vos négos tout… Lire la suite »

Jacques
Guest
Jacques

Ce n’est pas en créant un autre corps de police que cela va régler la situation. Les gens ignore (et visiblement les élus) ce qu’implique les coûts d’un corps policier de niveau 2. Mercier va s’en apercevoir dans quelques années sur son compte de taxes. Il vaut mieux régler le déséquilibre.

trackback

[…] Ville de Delson réagit mal au renouvellement forcé par Québec du contrat de la Régie intermunicipale de police Roussillon pour deux ans, étant donné qu’il […]