Rares contraventions décernées aux conducteurs à la vue obstruée

Par Hélène Gingras
Rares contraventions décernées aux conducteurs à la vue obstruée
Dés dans un rétroviseur, (Photo : Depositphotos)

Ce n’est pas une pratique courante pour les policiers de la région de décerner une contravention à un conducteur dont la vision est obstruée par un objet accroché à son miroir à l’intérieur de l’auto même si elle a légalement le pouvoir.

Depuis les huit dernières années, les patrouilleurs ont émis «quelques contraventions» à des automobilistes qui ne respectaient pas l’article 442 du Code de la sécurité routière, confirme la porte-parole Geneviève Boudreault, de la Régie intermunicipale de police Roussillon.

Des cas flagrants, comme des matériaux de construction qui obstruaient une grande partie du pare-brise ou un mini-chien dans une sacoche posé sur les genoux du conducteur, ont valu une contravention aux automobilistes imprudents. Ce, parce que l’article 442 stipule que «nul ne peut conduire un véhicule routier ou une bicyclette lorsqu’un passager, un animal ou un objet est placé de façon à obstruer la vue du conducteur ou à gêner la conduite du véhicule».

Même si les masques, sapins ou dés accrochés au rétroviseur entrent dans cette catégorie, les policiers préfèrent généralement la prévention ou l’éducation à la répression, explique-t-elle.

Mme Boudreault rappelle toutefois qu’il est du pouvoir discrétionnaire du policier d’émettre un avertissement ou une contravention. Dans le cas d’une infraction à cet article, la contravention est de 30$.

«Une boîte de Kleenex posée sur le tableau de bord peut créer une réflexion dans le pare-brise et nuire à la visibilité du conducteur», donne-t-elle en exemple.

«Je ne l’ai pas vu»

De nombreuses campagnes de prévention routière ont lieu chaque année pour sensibiliser les conducteurs au partage de la route avec les motocyclistes, cyclistes et piétons. La visibilité au volant est un aspect primordial de sécurité routière, répète Mme Boudreault.

«Il y a toujours une enquête à la suite d’un accident et il n’est pas rare que le conducteur nous dise: «Je ne l’ai pas vu, confie-t-elle. C’est pourquoi la vision du conducteur doit être la plus dégagée possible.»

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