Saint-Constant veut ramener le décorum à ses séances du conseil

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Par Audrey Leduc-Brodeur
Saint-Constant veut ramener le décorum à ses séances du conseil
L'hôtel de ville de Saint-Constant. (Photo : Le Reflet - Archives)

Le conseil municipal a déposé un avis de motion qui vise à resserrer les règles entourant la période de questions lors des assemblées publiques. La résolution fait suite à la séance mouvementée du 20 août lors de laquelle le maire Jean-Claude Boyer et un citoyen ont eu une altercation verbale.

L’avis de motion présenté le 17 septembre stipule que la période de questions devra être d’une durée maximum de 30 minutes à moins que le président de la séance la prolonge. Chaque citoyen ne pourra poser qu’une seule question sauf si le président lui donne le droit d’en poser une seconde.

«Le citoyen doit poser la question poliment, ne pas utiliser de termes injurieux, ne doit pas comporter d’allusions personnelles, d’insinuation, de paroles violentes, blessantes ou irrespectueuses à l’égard d’autrui. Le président peut interrompre en tout temps la période de questions lorsqu’un individu agit d’une façon qu’il juge non respectueuse», précise la résolution.

Les questions qui sont tendancieuses et qui suggèrent d’avance la réponse ne seront pas acceptées, souligne l’avis de motion.

Bien que la plupart de ces mesures annoncées fassent déjà partie de la réglementation en vigueur, M. Boyer a indiqué qu’il veut avant tout faire un rappel pour mieux encadrer les périodes de questions.

«Je vais être un peu plus sévère par rapport à la longueur des commentaires et des questions. On veut que le plus de gens possible puissent poser leurs questions, a affirmé le maire. Je vais moi-même me discipliner afin de mieux appliquer la réglementation pour faire en sorte que tout le monde se sente interpellé par les interventions.»

M. Boyer n’a pas caché que cette décision découle des événements survenus le 20 août lorsqu’un résident de Saint-Constant, Michel Vachon, s’est adressé directement à la greffière plutôt qu’au maire pour une question d’ordre personnelle. Les choses se sont envenimées une fois la séance levée et les deux hommes ont continué leur altercation à voix haute pendant que les citoyens et la journaliste du <@Rb>Reflet<@$p> quittaient la salle.

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