Opinion

Santé mentale : le système doit être revu

le mercredi 17 août 2022
Modifié à 10 h 45 min le 17 août 2022
Par Claude Poirier

redactiongm@gravitemedia.com

Quand on entend la mairesse de Montréal, Valérie Plante, et la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, nous dire que Montréal est sécuritaire, on peut se poser des questions.

En l’espace de 10 jours, cinq meurtres sont survenus sur le territoire montréalais. Entre autres, trois personnes ont été tuées au hasard, dont le père du boxeur David Lemieux.

Même si on parle que le fédéral a remis 42 M$ au Québec pour trouver des solutions et qu’il y a eu par le passé des escouades qui ont fait de l’excellent travail, que ce soit à Longueuil, à Laval, à Montréal, permettant d’arrêter certains individus et de saisir des armes, le problème n’est pas là.

Il y a une enquête publique du coroner, déclenchée par le Bureau du coroner à Québec, à la demande de Mme Guilbault, pour faire la lumière sur ce qui s’est passé dans le dossier où trois honnêtes victimes ont été lâchement assassinées par le même suspect présumé.

Je me demande qui prend les décisions pour remettre en liberté ceux qui sont considérés à très haut risque pour la société. Ces gens-là ont une très grande responsabilité. Sur la base de quoi décident-ils de remettre un individu en liberté dans la société, faisant fi des recommandations des psychiatres?

J’ai hâte de voir si on va fouiller pour le découvrir parce qu’il y a lieu de poser des questions à savoir s’ils ont la compétence nécessaire pour exercer leur fonction.

Malheureusement, ces personnes sont à l’abri de poursuites judiciaires. On peut s’attendre toutefois à ce que des proches des innocentes victimes intentent des poursuites, soit contre le gouvernement du Québec ou contre les institutions.

La plupart du temps - et on a l’exemple de l’auteur présumé des trois meurtres gratuits –, ils décident de la suite de la vie de personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale. Ici, certains laissent sous-entendre que le suspect est passé à travers le système de justice en place.

La conséquence est qu’il en a coûté la vie à d’innocentes victimes. J’espère donc, qu’au cours des prochaines semaines, des révélations seront faites.

Aurons-nous vraiment l’heure juste cette fois? Ou est-ce qu’on va encore nous dire que des rapports et des recommandations seront faits sans les suivre? Il faut des réponses.

Permettez-moi en terminant de remercier tous ceux qui m’ont souhaité un bon anniversaire professionnel. En ce 11 août, où j’ai livré cette chronique, ça fait 62 ans que je pratique ce métier.

10-4!

(Propos recueillis par Gravité Média)