Sports

Sophiane Méthot a fait son deuil des Jeux olympiques

lundi le 14 juin 2021
Modifié à 20 h 04 min le 14 juin 2021
Par Vicky Girard

La concentration de Sophiane Méthot est présentement dirigée vers le retour au niveau auquel elle était avant de se blesser. Photo gracieuseté.

La trampoliniste Sophiane Méthot a travaillé fort pour se rendre aux Jeux olympiques de Tokyo. Les deux dernières années ont néanmoins été des montagnes russes et l’athlète a dû renoncer à cet objectif dans l’immédiat. 

La Laprairienne raconte avoir vécu plusieurs aventures. À la première compétition de sélection en février 2019, une blessure a interrompu son chemin vers les Olympiques.

«J’ai donc manqué presque toutes les autres sélections. Je devais faire mon deuil des Jeux prévus en 2020 et faire une croix là-dessus. Je ne pouvais pas me prouver puisque je n’étais pas des compétitions. En plus, la pandémie est arrivée», relate la jeune femme de 22 ans. 

Sophiane Méthot s’est fracturé la malléole interne, au niveau de la cheville. 

«J’avais déjà mal depuis deux semaines lors de la sélection. Mais parfois en tant qu’athlète, une fois là-bas, on vise le tout pour le tout, surtout que c’était pour les Olympiques. J’ai terminé mes routines, mais ça n’a pas super bien été», se souvient-elle. 

À son retour, des radiographies ont révélé une fracture. 

«C’était une blessure simple et belle», ajoute-t-elle, mais des complications ont allongé la guérison. 
Alors qu’elle devait être remise sur pied en deux ou trois mois, il lui en a fallu neuf à dix pour récupérer complètement. Une période qui n’a pas été facile, reconnaît la trampoliniste. 

Elle a recommencé à sauter en novembre 2019, terminant 39e aux Championnats du monde à Tokyo. En 2020, la pandémie a toutefois «freiné son élan». Elle a néanmoins compétitionné à la Coupe du monde de Baku, terminant 27e. Puis, une fracture de stress en janvier dernier l’a fait redescendre du trampoline durant quelques mois. 

«Ç’a été difficile d’arrêter et de recommencer à plusieurs reprises. Chaque fois, c’est un retour progressif et ça prend du temps avant de retrouver son niveau. Mais là, ça fait un bon six mois que tout va bien», partage l’athlète qui ajoute croiser les doigts pour que «ça reste comme ça». 

Elle s’est ainsi surtout concentrée sur l’entraînement dans la dernière année afin de retrouver son niveau d’avant la blessure. 

«L’important, c’était qu’il y ait une progression. Je ne voulais pas être celle qui faisait bien avant et qui a de la difficulté après s’être blessée, confie-t-elle. C’est ce que j’ai fait et les dernières compétitions se sont bien passées.» 

Épreuves bénéfiques 

Bien que ses mésaventures aient été difficiles, Sophiane Méthot admet que ces épreuves lui ont été bénéfiques sur certains aspects. 

«On dit que les blessures, c’est juste du négatif. Mais en rétrospective, je réalise que j’ai appris beaucoup», souligne-t-elle. 

L’athlète a découvert d’autres sports, dont la natation. Elle a développé de nouvelles habiletés comme la visualisation, qui lui sera utile dans son sport, soutient-elle.  
Sophiane Méthot n’a aucune amertume lorsqu’elle dit que ce n’était pas son année. Sans hésitation, elle affirme qu’elle compte être des Jeux olympiques de 2024. 

«J’ai vécu plein d’émotions dans les deux dernières années, aussi bonnes que mauvaises.»  
-Sophiane Méthot

Bourse

Sophiane Méthot s’est confiée au Reflet alors qu’elle venait d’obtenir une bourse d’excellence académique de 4 000$ remise par la Fondation de l’athlète d’excellence (FAEQ). Sa moyenne de 85% au Baccalauréat en sciences comptables à l’Université du Québec à Montréal lui a valu cet honneur, qui représente beaucoup pour elle. 

«Ça fait cinq ou six fois que je reçois une bourse d’eux et chaque fois, c’est un grand soutien. Que ce soit pour les traitements physiques ou psychologiques, c’est une belle aide pour les athlètes, je l’apprécie énormément», exprime la jeune femme de 22 ans.

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