"The book that Trump should read" : voir au-delà des préjugés

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Par David Penven
"The book that Trump should read" : voir au-delà des préjugés

Cinq personnes qui vivent aux quatre coins de la planète et dont le récit respectif a en commun les droits humains. Tel est le propos que Jérémie Pellerin aborde avec son premier roman "The book that Trump should read".

«J’ai fait mon livre un peu à l’image de Human [documentaire du réalisateur français Yann Arthus-Bertrand sorti en 2015]. Mon livre parle de personnes aux récits parfois simples et à d’autres moments, extraordinaires», explique le Delsonnien de 19 ans.

«Ces cinq personnes se racontent à un journaliste. Les faits rapportés par les personnages s’inspirent d’articles que j’ai consultés. J’ai effectué des recherches pour le livre. Par exemple, pour le personnage de la fille en Arabie Saoudite, j’ai lu des rapports de Human Rights Watch et d’Amnistie internationale. Cependant, ça demeure des histoires», nuance l’auteur.

Au-delà des préjugés

Affirmant qu’il mijotait depuis un bon moment cette fiction, Jérémie Pellerin a voulu briser les préjugés avec ces différents portraits.

«Comme le dit le titre, c’est pour envoyer un message qu’il ne faut pas s’arrêter sur les stéréotypes d’une personne», prévient celui-ci.  

Parallèlement, il espère jeter un regard éclairant sur l’électorat américain qui aura un choix à faire entre Donald Trump et Hillary Clinton, le 8 novembre. C’est pourquoi il a rédigé son livre dans la langue de Shakespeare. Déclarant posséder la fibre entrepreneuriale, il a choisi d’autopublier son ouvrage le site Amazon pour une question de diffusion et de redevances de droits d’auteur.

«Pour chaque copie vendue, je touche 70% des redevances. C’est également plus facile de vendre mon livre en Amérique du Nord. J’ai le sentiment que les éditeurs se tirent dans le pied en donnant des redevances assez faibles aux auteurs», soutient-il.

Étudiant en études internationales à l’Université de Montréal, Jérémie Pellerin indique qu’il souhaite mettre sur pied un organisme de promotion de la paix à travers les arts, tout en maintenant ses projets d’écriture.

«L’art est une bonne façon de réunir les gens», conclut-il.

 

Histoire

À travers les 70 pages de son roman, le lecteur découvre les témoignages d’un Américain ayant fait la guerre en Irak, d’un jeune homme vivant dans favela – bidonville brésilien – à Rio, d’une fille en quête de liberté en Arabie Saoudite, d’une Mexicaine demeurant aux États-Unis, mais qui cherche à retourner dans son pays d’origine, et d’un jeune autochtone d’une réserve ontarienne.

 

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