Un ado survivant de la leucémie s’implique au Tour CIBC Charles-Bruneau

Par Marc-André Couillard
Un ado survivant de la leucémie s’implique au Tour CIBC Charles-Bruneau
Jérôme Rouiller et sa mère, Mélanie Rioux, tenant les deux drapeaux qui ont été hissés pendant les camps d'été de Leucan auxquels Jérôme a participé. En arrière-plan, on aperçoit la roulotte qui lui a été offerte par la Fondation Rêves d'enfants. (Photo : Coup d'œil – Marc-André Couillard)

Jérôme Rouiller, un jeune homme de 14 ans, de Saint-Cyprien-de-Napierville, a survécu à la leucémie. Il a reçu son diagnostic en 2010, alors qu’il n’était âgé que de 5 ans. Grâce à la recherche et aux nouveaux traitements offerts, il en est guéri depuis 2017. Si lui et sa famille s’impliquent auprès du Tour CIBC Charles-Bruneau, qui se déroule du 2 au 5 juillet, c’est pour expliquer l’importance de telles initiatives pour l’avancement de la science dans la lutte contre le cancer. Il est la preuve vivante que les dons versés pour la recherche font la différence.

Cette année, Jérôme Rouiller sera jumelé à Mario Ferland et Yvon Martineau, deux cyclistes qui parcourront 400 km à vélo, entre Montebello et Boucherville.

Le jeune homme ne pédalera pas, mais les deux cyclistes avec qui il est jumelé porteront un macaron sur lequel se trouve la photo de l’enfant.

«Ça donne de l’énergie aux cyclistes pour continuer, explique la mère de Jérôme, Mélanie Rioux. Ils se disent que si le jeune n’a pas lâché, eux non plus ne doivent pas abandonner.»

La première fois que Jérôme a assisté au départ du Tour Charles-Bruno, c’était du haut de la chambre où il était hospitalisé pour sa leucémie, à l’hôpital Sainte-Justine. Cela faisait à peine deux semaines qu’il avait reçu son diagnostic, mais les traitements de chimiothérapie avaient déjà commencé.

Diagnostic

La date du 20 juin 2010 est gravée à jamais dans la mémoire de Mme Rioux. C’était la journée de la fête des Pères. C’est aussi la date à laquelle son fils Jérôme a été admis à l’hôpital.

«Il avait une grosse bosse dans le cou et il n’était pas capable de tourner la tête, se souvient Mme Rioux. On s’est présentés à l’urgence et ils ont fait des prises de sang. Au bout de deux heures, ils nous ont dit qu’il serait hospitalisé.»

La famille a vécu des moments d’angoisse pendant quatre jours, jusqu’à ce qu’on leur annonce que le petit devait être transféré à l’hôpital Sainte-Justine, pour y subir une ponction lombaire.

Ce n’est que le 25 juin que le diagnostic de leucémie est tombé.

«Un médecin, une infirmière et un chercheur sont arrivés avec trois chaises dans la chambre, se remémore Mme Rioux. Je savais que ce n’était pas des bonnes nouvelles. Dès que tu entends le mot «cancer», tu tombes sur le dos, tu n’entends plus rien, et tu ne sais pas quand tu vas te relever.»

Traitements

Le petit Jérôme a reçu un nombre incalculable de traitements de chimiothérapie au Pavillon Charles-Bruneau de l’hôpital Sainte-Justine. À son arrivée, il a été hospitalisé pendant deux mois entiers, pour y subir des traitements qui ont débuté dès le 26 juin 2010.

«Deux semaines après, Pierre Bruneau est venu voir Jérôme à l’hôpital, souligne Mme Rioux. C’est un homme au grand cœur. Il lui a dit qu’il allait s’en sortir et que tout serait fait pour qu’il guérisse. Je fais juste en parler et j’en ai encore la chair de poule.»

«Même plus jeune, Jérôme voulait participer parce qu’il voulait que tous ses amis de l’hôpital guérissent.»

-Mélanie Rioux, la mère de Jérôme Rouiller

Les traitements qui étaient donnés quotidiennement pendant les deux premiers mois, ont ensuite été administrés chaque semaine, puis chaque mois, et ainsi de suite, pendant deux années entières.

Rêve

Comme tous les enfants qui luttent contre le cancer, Jérôme Rouiller a pu réaliser un de ses rêves grâce à la Fondation Rêves d’enfants.

«Sa première réaction a été de dire: «Je veux beaucoup de Lego!», rappelle Mme Rioux. Avant qu’il ne tombe malade, on était des amateurs de camping. On était en tente. Pendant son hospitalisation, il s’ennuyait du camping. Alors il a dit:

«Je veux une grosse, grosse roulotte!» Il l’a eue en 2013. On l’a encore. Elle est ouverte dans la cour et on s’en va bientôt en camping.»

Grâce à Leucan, Jérôme a aussi pu participer à plusieurs camps d’été, pendant lesquels les enfants continuent de recevoir leurs traitements, alors qu’ils sont accompagnés par du personnel médical. «Lorsqu’il a reçu son dernier traitement de chimiothérapie, en 2012, ils ont hissé un drapeau en haut d’un mât, un matin, sur lequel on pouvait lire la date de ce dernier traitement, explique Mme Rioux. Ils ont fait la même chose après sa rémission de cinq ans, en 2017.»

 

Jérôme Rouiller

Guérison

Heureusement pour Jérôme, son cancer, la leucémie lymphoblastique aiguë, est l’un de ceux qui se guérissent le mieux, explique Mme Rioux.

«Le taux de guérison est de 85 %, dit-elle. Lorsque le fils de Pierre Bruneau, Charles, se battait contre ce même cancer, il avait seulement 15 % de chance de s’en sortir. Grâce à la recherche, la statistique a été complètement renversée.»

C’est pour cette raison que Jérôme et sa famille s’impliquent auprès du Tour CIBC Charles-Bruneau.

Pour faire un don

Pour faire un don au Tour CIBC Charles-Bruneau, il suffit de se rendre sur le site Internet tourcibc.charlesbruneau.qc.ca.

 

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