Un couple s’implique en élevant des chiots Mira

Un couple s’implique en élevant des chiots Mira

Chevy accompagne ses maîtres temporaires partout pour être socialisée avant de retourner chez Mira.

Crédit photo : Le Reflet - Denis Germain

Chevy est le 4e chiot qu’élèvent Manon Lefevbre et Pierre Bisaillon pour la Fondation Mira. Le couple de Saint-Constant est devenu famille d’accueil pour la cause en 2015, une expérience qu’il qualifie de gratifiante et qui se terminera dans quelques mois lorsque la femelle les quittera.

Étant une femme impliquée, Mme Lefevbre désirait être famille d’accueil pour la Fondation Mira depuis une vingtaine d’années. Son mari, lui, admet que dans le cadre de ses fonctions militaires, il hésitait. Les poils sur son uniforme étaient, entre autres, un irritant pour lui. Néanmoins, lorsque les enfants ont quitté le nid familial, M. Bisaillon a décidé de tenter le coup.

«On a contacté Mira et ça a pris environ un an avant d’avoir un chiot», indique-t-il.

Le couple se souvient que le premier a été plus difficile. Il s’agissait d’un chien âgé de six mois avec un caractère fort. Après environ un mois et demi, le couple a dû le retourner. Il était tout de même prêt à poursuivre l’aventure sans hésiter.

Parmi les deux chiens que les résidents de Saint-Constant ont accueillis par la suite, l’un accompagne maintenant un enfant autiste. L’autre a malheureusement été déclassé parce qu’il avait «trop de joie de vivre et d’excitation».

«C’est vraiment difficile quand un de nos chiens est déclassé, confie M. Bisaillon. On a l’impression d’avoir mal fait notre travail. On s’investit tellement. On veut vraiment qu’ils viennent en aide à quelqu’un qui en a besoin.»

S’investir à temps plein

C’est à l’âge de neuf semaines que les chiots Mira sont placés dans des familles d’accueil, pour la socialisation et le développement d’un bon comportement. Ils y demeurent entre 12 et 18 mois.

«Au premier, on demande des conseils, on développe des trucs, des habitudes et on apprend beaucoup. Il faut savoir qu’on ne peut pas leur lancer la balle, on ne les laisse pas lécher les gens ni monter sur les divans, mais ils sont heureux et ils jouent», détaille Mme Lefevbre.

À l’âge d’environ un an, les chiens retournent à Mira pour être évalués. Par la suite, ils sont soumis à un programme d’entraînement pendant trois à six mois. Ils sont ensuite jumelés à une personne atteinte d’un handicap visuel, à mobilité réduite ou à un enfant présentant un trouble du spectre de l’autisme, entre autres.

Chevy, qui a neuf mois, passe une journée par semaine sur la base militaire avec M. Bisaillon et quatre jours à la banque, où Mme Lefevbre est superviseure.

«Le plus important, c’est de la socialiser, explique-t-elle. On l’emmène partout, même à l’épicerie et au restaurant, parce qu’elle doit s’habituer à rester calme quand il y a du mouvement autour d’elle et dans les lieux publics.»

Elle ajoute que c’est de la zoothérapie de toujours avoir Chevy à ses côtés, autant pour elle-même, que pour ses collègues et clients.

«Ils l’ont vu grandir et sont heureux de la voir au bureau», partage-t-elle.

Mme Lefevbre précise que de plus en plus, les gens connaissent la Fondation Mira, mais qu’elle doit parfois expliquer à certains qu’ils ne peuvent pas caresser Chevy comme bon leur semble, n’importe où n’importe quand. Elle accepte la plupart du temps, quand ils le demandent, mais lorsqu’elle est couchée au bureau, Chevy ne peut être dérangée.

«Avec elle, on passe en deuxième. Les gens saluent notre chien avant nous!» blague M. Bisaillon.

Chien Mira Chevy

«La meilleure»

La chienne de type Saint-Pierre, un croisement de labernois créé par la fondation Mira en l’honneur d’Éric Saint-Pierre, son fondateur, est «la meilleure que nous avons eue», confie Mme Lefevbre.

«On se magasine une peine quand on accueille un chiot Mira, mais on ne voit pas ça comme si on s’en débarrassait quand il part.»

-Lyne Lefevbre

«Ce sera notre dernière, laisse-t-elle savoir. C’est pour ça qu’on a choisi ce type de chien, c’est vraiment le chien Mira.»

Le couple avoue que ça devient demandant et qu’il souhaite préparer sa retraite bientôt.

Les familles d’accueil sont priorisées lorsque les chiens sont déclassés ou qu’ils prennent leur retraite, mais le couple ne souhaite pas en avoir. C’est vraiment pour s’impliquer et faire une différence qu’ils ont accueilli des chiens pour la Fondation Mira.

 

Critères pour être une famille d’accueil d’un chiot Mira

-Consacrer du temps et avoir de la patience;

-Être âgé d’au moins 18 ans;

-Se déplacer à l’ensemble des sept rendez-vous obligatoires (séances de comportement et examens de soins vétérinaires);

-Ne pas laisser seul le chien plus de 4 heures par jour.

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