Un Laprairien recruté par un programme de hockey américain

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Par Audrey Leduc-Brodeur
Un Laprairien recruté par un programme de hockey américain
Du Collège Jean de la Mennais à La Prairie vers l’école St. Marks, près de Boston. (Photo : Photo gracieuseté)

C’est à 500 km de chez lui que le Laprairien Guillaume Côté enfilera ses patins et assistera à ses cours la saison prochaine. L’étudiant du Collège Jean de la Mennais à La Prairie a reçu une bourse de l’école privée américaine St. Mark’s, près de Boston, et y joindra son équipe de hockey en septembre.

L’adolescent de 17 ans a été initié aux prep school alors qu’il disputait un tournoi à Boston, en janvier 2019. Sur la recommandation de Mathieu Darche [qui parraine l’Amiral de Jean de la Mennais, l’équipe de hockey] ses coéquipiers et lui ont visité trois écoles préparatoires élites. Celles-ci permettent aux élèves de faire le saut au niveau universitaire à la fin de leur parcours secondaire.

«Mon but est de jouer au niveau universitaire et la plupart des joueurs qui s’y rendent passent tous par les prep school. C’est un incontournable.» -Guillaume Côté

«J’ai été impressionné par les installations et ça m’a ouvert les yeux sur les possibilités qui s’offraient à moi», raconte celui qui s’est aussitôt informé sur le processus avec l’aide de son père.

Ces derniers ont ciblé des écoles se trouvant à moins de 7 heures de route de la maison à La Prairie, offrant de l’hébergement sur place pour les étudiants et ayant une réputation académique notable. Ils n’ont pas reculé devant cette charge de travail colossale, allant jusqu’à visiter plusieurs d’entre elles et à obtenir des entrevues pour sonder le terrain.

«Après 12 000 km de route, 23 écoles visitées, 12 entrevues et une vingtaine d’hôtels, nous avons fait notre choix et je me suis inscrit à 9 écoles préparatoires», relate Guillaume Côté, pas peu fier de sa démarche.

Malheureusement, les réponses arrivées en mars dernier n’ont pas été aussi encourageantes qu’il l’aurait souhaité.

«J’ai été sélectionné partout, mais sans bourse, résume-t-il. On parle de frais de scolarité de 65 000$ par année. C’était impossible pour nous de débourser une telle somme.»

L’appel inattendu

Acceptant son sort, le Laprairien s’est tourné vers le niveau collégial québécois. Jusqu’à tout récemment, il n’y avait aucun doute qu’il allait commencer la saison prochaine avec l’équipe de hockey du Cégep André-Laurendeau à LaSalle. Puis, il a reçu un appel qu’il n’espérait plus. Deux fois plutôt qu’une, précise-t-il.

«J’écoutais la télé avec mes parents un soir et le téléphone de mon père a sonné. Puisque c’était un appel provenant des États-Unis, mon père n’a pas répondu parce qu’il croyait avoir «gagné» une autre croisière aux Bahamas, raconte le sympathique défenseur. Ma mère a reçu le même quelques secondes après.»

Au bout du fil, le directeur de l’école St. Marks lui a confirmé que l’établissement était finalement prêt à lui accorder une bourse scolaire. Le seul hic: il devait l’accepter le soir même.

«Je faisais face à un dilemme parce que je m’étais engagé auprès de l’équipe d’André-Laurendeau, explique-t-il. Ils m’ont finalement accordé quelques jours supplémentaires pour y réfléchir et j’ai accepté.»

Selon ses plans, celui qui a terminé ses études secondaires ce printemps y restera pendant deux ans. Il a choisi de s’inscrire à la 11e année, l’équivalent du secondaire V, pour assurer une transition agréable.

«Je préfère procéder ainsi, car l’anglais n’est pas ma langue maternelle», précise celui qui jumellera sports et études du lundi au samedi sur le campus.

Puis, il s’inscrira à la 12e année et pourra ensuite monter au niveau universitaire américain. Il souhaite ardemment se rendre à cette étape, confie-t-il.

Collège Jean de la Mennais

Si le hockeyeur de 6 pi 3 po a été accepté à l’école St. Marks, c’est grâce au soutien du Collège Jean de la Mennais, assure-t-il. Le joueur qui a assisté aux balbutiements du programme de hockey de l’école de La Prairie n’a que de bons mots pour Mathieu Darche, son entraîneur Yves Ricard et son préparateur physique Simon Chapdelaine, aussi coordonnateur du programme.

«Ils m’ont tous grandement aidé dans mon développement et dans mon parcours. Ils ont été très compréhensifs et m’ont accompagné, afin que je puisse rattraper mes heures de cours ratées en raison de mon long processus d’admission», souligne celui qui a appris à patiner sur le tard, à l’âge de 10 ans.

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