Un photographe laprairien expose la Montérégie rurale

Par Vicky Girard
Un photographe laprairien expose la Montérégie rurale
L’exposition Montérégie est en place jusqu’au 1er décembre derrière le centre multifonctionnel Guy-Dupré à La Prairie. (Photo : Le Reflet - Denis Germain)

Dans les cinq dernières années, Simon Lord, un passionné de photographie, a passé des heures à sillonner la Montérégie pour capturer des endroits ruraux qui symbolisent la grandeur de la région et qui sont parfois oubliés. Une série de 16 de ses photos est exposée à La Prairie.

Des silos à grain à L’Acadie, un panneau en bordure d’une route à La Prairie, des éoliennes à Saint-Constant, une ligne électrique à Saint-Luc ou encore des arbres à Saint-Mathieu: l’artiste choisit toujours un élément précis dans un paysage qui l’inspire.

«Je prends mon auto et j’y mets mon vélo. Je me stationne et je fais un tour d’environ 50 km autour», explique M. Lord.

Il a ainsi accumulé environ 200 photos. En voyant l’opportunité d’exposer des images à la Place du 350e à La Prairie via une annonce de la Ville sur Facebook, il a soumis sa candidature.

La Montérégie autrement

Ayant résidé à Saint-Mathieu, l’artiste voulait représenter la «campagne de la Montérégie».

«Les gens ont tendance à penser au mont Saint-Hilaire, aux vergers ou à tous ces trucs-là que les agences touristiques mettent de l’avant, mais la Montérégie, c’est aussi les grands espaces et l’agriculture. C’est ce que les gens qui vivent ici voient. Ce n’est pas la banlieue avec le gros trafic que connaissent ceux de l’extérieur», dit-il.

Sur plusieurs clichés, on peut apercevoir les Collines montérégiennes, en arrière-plan. L’artiste confie que c’est le genre d’emblème sur lequel il ne voulait pas mettre l’accent.

«Je veux faire redécouvrir des lieux que les résidents de la Montérégie ne voient plus ou auxquels ils ne portent plus attention.»

-Simon Lord

Grandeur

Avec ses images en noir et blanc sur lesquelles il laisse beaucoup de place au ciel et au sol, M. Lord illustre un sentiment qu’il ressent lui-même dans sa région.

«Généralement, les gens qui regardent mes photos me disent qu’ils ont un sentiment de paix et de tranquillité. J’aime photographier des horizons sans obstruction», détaille l’artiste.

Il s’inspire entre autres des photographes Joseph Hoflehner et Michael Kenna. Souvent prises en hiver, ses photographies sont composées de façon simple et minimaliste.

«S’il y a une signature visuelle qui permet de reconnaître mes images, c’est ça. J’adore aussi le contraste créé par le noir et blanc et les fonds clairs», confie-t-il.

Présentement, M. Lord travaille comme économiste et signe des textes sur le sujet dans plusieurs médias, comme Les Affaires. Ultimement, il aimerait monétiser sa passion, sans nécessairement qu’elle devienne un emploi à temps plein.

Il a un projet de livre qu’il tente actuellement de faire éditer afin de pouvoir utiliser les œuvres qu’il a accumulées au fil des ans.

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