Une Candiacoise confectionne des masques dans le but d’aider

Par Vicky Girard
Une Candiacoise confectionne des masques dans le but d’aider
La belle-fille de Louise Leclaire a été la première à avoir un de ses masques (Photo : Gracieuseté)

Entre les siestes de sa petite-fille qu’elle garde, Louise Leclaire, couturière amateure aguerrie, confectionne des masques. Le projet qui était à la base pour ses proches a pris une ampleur inattendue.

La Candiacoise a d’abord répondu à la demande d’un masque pour sa belle-fille, qui travaille dans un CLSC.

«J’en ai eu pour au moins deux semaines à regarder des vidéos sur YouTube d’ici et d’Europe pour voir comment faire cela», raconte Mme Leclaire, âgée de 65 ans.

Insatisfaite de tous les modèles qu’elle trouvait, elle a combiné plusieurs patrons pour créer le sien. Après son premier masque fabriqué, d’autres membres de la famille, puis des amis, en ont voulu.

«Après, ma bru m’a suggéré de mettre ça sur Facebook. J’ai embarqué, mais je n’y croyais pas vraiment», se souvient-elle.

À sa grande surprise, les commandes se sont accumulées rapidement jusqu’à atteindre environ 80 en une semaine.

«Quand tu entends les ding disant que tu as des notifications, ça surprend!» s’exclame Mme Leclaire.

Avec la pratique, il lui faut maintenant une trentaine de minutes pour faire un masque. La difficulté est plutôt de trouver du matériel, notamment des élastiques.

«Trouver des solutions aux petites embûches et des améliorations en cours de route est devenu un casse-tête agréable pour occuper mes méninges et ma patience», dit-elle.

Objectif aide

Mme Leclaire, qui a mis son emploi d’éditrice de côté pendant la crise, n’a pas décidé de fabriquer des masques pour faire des profits.

«C’est dans un but de solidarité. On est en pandémie. Moi, je suis confinée à la maison, puisque je garde ma petite-fille [dans une maison bigénérationnelle] depuis le 10 mars, et je suis une personne qui pense à la communauté», confie-t-elle.

Le prix fixé à 10$ par masque, plus les frais de livraison de 2,25$, lui permettent de se procurer le matériel et de couvrir son temps.

«Je ne le vois pas dans un but lucratif, alors ça m’enlève beaucoup de pression», reconnaît-elle.

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