Une famille unie par les arts martiaux

Par Vicky Girard
Une famille unie par les arts martiaux
De gauche à droite à l’avant: Rony Najm et Carlos Najm. À l’arrièr: Rita Najm et Félix Lavoie. (Photo : Le Reflet - Denis Germain)

Le talent pour les arts martiaux coule dans les veines de tous les membres de la famille Najm, si bien qu’ils ont ouvert leur école en 2016. Avec trois enfants ceinture noire en karaté depuis leurs 12 ans qui se sont tous qualifiés pour les Championnats du monde en novembre, Joseph Najm et Carine Rajiha sont de fiers parents.

À l’accueil du Centre d’arts martiaux Roussillon à La Prairie, Carine Rajiha regarde sa famille avec admiration. Carlos Najm, âgé de 20 ans, donne un cours de karaté à des enfants assisté de sa sœur, Rita, 16 ans, et de son frère Rony, 15 ans. Son conjoint, Joseph Najm, donne également un cours de kickboxing tout près.

«Carlos est un perfectionniste, il veut que son frère et sa sœur soient bons. Il peut être exigeant pour qu’ils atteignent leurs objectifs», dit-elle d’emblée en présentant ses enfants.

«C’est difficile, mais on s’améliore à chaque cours grâce à lui», laisse savoir Rita Najm.

Mme Rajiha, qui pratique le kickboxing et d’autres arts martiaux avec son conjoint, raconte que la passion de ses enfants pour le karaté ne n’est jamais dissipée après leurs premières leçons.

«On est ici tous les jours, dit la mère de la famille sainte-catherinoise. On a ouvert le centre pour eux et c’est à eux. Carlos s’occupe des cours et de l’organisation. Rita et Rony suivent ses traces.»

Karatékas prodiges

Les trois Najm ont commencé le karaté à l’âge de 4 ou 5 ans. Ils ont commencé la compétition à l’âge de 8 ans et ont obtenu leur ceinture noire à l’âge de 12 ans.

À l’ouverture du Centre d’arts martiaux Roussillon, l’aîné qui a accumulé plus de 250 trophées et médailles, est devenu sensei, c’est-à-dire professeur de karaté. Son frère et sa sœur s’entraînent présentement pour le devenir aussi.

«J’adore enseigner, parce que je vois les gens évoluer, autant en tant que karatéka qu’en tant que personne. Ma priorité est que mes élèves gagnent. Leur succès, c’est mon succès», fait valoir Carlos Najm.

Il vante les mérites de Rony Najm, qui a obtenu environ 80 trophées et médailles, et de Rita Najm, qui en a accumulé une cinquantaine.

«Rony me pousse sans cesse avec son talent. Quand je suis fatigué, ça me motive. Rita, même si elle est plus petite que moi, m’aide à apprendre des choses aussi», dit-il.

Le Reflet – Denis Germain

Valeurs et discipline

Les parents du trio tiennent à ce que leurs enfants se concentrent également sur leurs études. Leur mère souligne que l’aîné est à l’université pour devenir enseignant en mathématiques, que la cadette a commencé ses cours de conduite et que le benjamin est le premier de sa classe enrichie en 3e secondaire.

Le karaté leur a tous permis d’apprendre la discipline et d’autres valeurs.

«J’avais beaucoup de difficulté avec l’organisation et pour suivre les consignes, confie Rony Najm. Le karaté m’a beaucoup aidé. Je crois que ça aide aussi mes parents à la maison.»

Son grand frère admet que la gestion de son temps peut être un défi.

«Le cégep a été difficile parce qu’on ouvrait le centre au même moment, mais je me dis toujours que si j’ai réussi à avoir ma ceinture noire, je peux tout traverser», dit-il.

Le sport unit les frères et leur sœur, qui disent ne pas avoir d’esprit de compétition entre eux.
«On est dans un sport individuel, on est seul dans le ring, mais on est une famille et on s’appuie. On se rend meilleurs», laisse savoir l’aîné.

«Quand on entre dans le centre, on n’est plus frère et sœur. Carlos est notre sensei.»

-Rita Najm

Un élève formé par la famille Najm

Félix Lavoie s’entraîne depuis deux ans au Centre d’arts martiaux Roussillon. Il a sa ceinture bleue. Il fait en quelque sorte partie de la famille. Il s’est également qualifié pour les Championnats mondiaux de karaté en novembre. Son sensei, Carlos Najm, souligne ses performances lors des qualifications canadiennes en mai.

«Il a perdu son premier combat, mais s’est repris rapidement pour se qualifier. Il a appris que malgré un départ difficile, ce n’est jamais fini», explique-t-il.

Félix Lavoie, âgé de 12 ans, dit adorer s’entraîner avec la famille Najm. Les quatre karatékas se rendront tous ensemble aux championnats mondiaux de leur sport du 2 au 9 novembre, à Niagara Falls.

Le Reflet – Denis Germain
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