Une fille de «char»

Par Hélène Gingras
Une fille de «char»
Femme derrière le volant. (Photo : Depositphotos)

Éprouvez-vous une passion pour les voitures?

La location de mon véhicule arrive à terme dans quelques semaines. Et ça fait des mois que je me casse la tête sur ce que je vais faire. Vais-je en acheter une? En relouer une autre? Acheter d’occasion?

Il faut que vous sachiez ici que j’ai pratiquement eu toujours la même voiture ou presque. J’en suis à ma troisième voiture d’affilée du même modèle en l’espace de 12 ans. Parce que j’avais eu un coup de cœur pour ce genre d’auto. Mais me voilà bien mal prise, le modèle a été redessiné et me plaît moins. D’où mon casse-tête.

J’aimerais bien vous dire, comme mon titre, que je suis une fille de char. Mais je suis en train de réaliser que ce n’est pas le cas. Et, pourtant, j’adore l’odeur d’une voiture qui sent le neuf. Je ne me lasse pas de prendre de grandes respirations dans ce temps-là. Je pourrais même m’en faire un parfum d’ambiance. Mais je sais maintenant que c’est lié à des souvenirs d’enfance. À l’accession à un produit de luxe.

Non, je ne suis vraiment pas une fille de char. Oui, j’aime bien conduire une voiture neuve ou luxueuse. Surtout quand elle est dotée de sièges chauffants et qu’il fait -30 degrés Celsius dehors ou qu’elle a la climatisation en été! Mais j’oublie vite ce que je conduis quand je me retrouve derrière le volant.

«Je suis content de ma bagnole. Peut-on appeler ça de l’autosatisfaction?»

-Philippe Geluck dans Le chat

Je réalise que l’achat d’une voiture répond pour moi davantage à une nécessité qu’à un plaisir pur de conduire. Ça reste un véhicule pour m’amener d’un point A au point B. En plus, je fais peu de kilométrage chaque année.

Est-ce que je n’aurais pas de voiture si je ne faisais pas ce travail? La question se pose hypothétiquement. Parce que je me verrais bien mal de coordonner mes entrevues sur le territoire à partir de l’horaire d’autobus du circuit local de transport en commun. Sinon à vélo quand il fait beau l’été.

En banlieue, une voiture par porte est pratiquement un mal nécessaire. Pour faire ses courses. Aller chez le médecin. Etc. Mais est-ce que je pourrais vraiment m’en passer? Alors que j’en ai une depuis ma majorité. Qui m’offre une liberté de déplacements absolue. J’en doute malgré tout.

 

 

 

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