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VIDÉOS - La centrale solaire à La Prairie inaugurée et nommée

le lundi 21 juin 2021
Modifié à 16 h 17 min le 21 juin 2021
Par Vicky Girard

vgirard@gravitemedia.com

Annuellement, la Centrale Gabrielle-Bodis pourra produire 13 GWh d’énergie. (Photo: Hydro-Québec)

Les 26 000 panneaux solaires aménagés rue Lafrenière à La Prairie portent dorénavant le nom de Centrale Gabrielle-Bodis, en l’honneur de la première femme ingénieure embauchée par Hydro-Québec. L’inauguration de l’installation ainsi que de la Centrale solaire Robert-A.-Boyd à Varennes a eu lieu le 21 juin en matinée. 

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Sophie Brochu, présidente-directrice générale d’Hydro-Québec, a souligné que le projet des deux centrales solaires totalisant 40 M$ représente une première au Québec.

«Elles auront la capacité d’alimenter l’équivalent de 1 000 clients résidentiels […] On va voir comment cela fonctionne et on va apprendre», a-t-elle précisé en ajoutant qu’une unité de stockage d’énergie reste toujours à être installée, alors que le tout est en mode «laboratoire».

La construction de la Centrale Gabrielle-Bodis d’une superficie de 150 000 mètres carrés, équivalente à 28 terrains de football, s’est terminée en décembre, comme prévu. Elle a été mise en fonction officiellement en mars, a fait savoir Marie-Ève Daoust, chargée de projet chez Hydro-Québec, au Reflet. Plusieurs essais devaient être effectués et sont toujours en cours pour un an environ. 

Les panneaux solaires produisent néanmoins déjà 8 mégawatts d’énergie lorsque l’ensoleillement est au rendez-vous, ce qui répond aux prévisions de la société d’État.

De son côté, Jonatan Julien, ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, a salué la possibilité de production d’énergie renouvelable.

«Une centrale de ce type possède aussi des avantages considérables. Premièrement, elle prend peu de temps à aménager. C’est assez rapide comparativement à un barrage hydroélectrique, bien que ce ne soit pas la même énergie ou les mêmes caractéristiques. On voit également que c’est de moins en moins coûteux, l’évolution est exponentielle inversée», a-t-il soutenu. 

Selon M. Julien, la mixité énergétique en complémentarité avec l’hydroélectricité ou encore les éoliennes permettra notamment «d’optimiser le réseau et de répondre à tous les Québécois».    

Fierté et innovation pour La Prairie

Le maire de La Prairie Donat Serres s’est dit fier d’accueillir ce projet sur les lieux de l’ancienne centrale La Citière. 

À ses yeux, l’énergie solaire est un enjeu mondial et la nouvelle centrale pourra paver la voie à d’autres projets dans la région.

«Ça nous permet de travailler à faire des centres d’innovation ici chez nous pour l’énergie renouvelable […]. Ça pourrait être intéressant de faire de l’énergie solaire avec des joueurs comme GE Power à La Prairie», a-t-il cité parmi quelques exemples au Journal.

M. Serres considère que sa Ville est également un site prisé géographiquement en raison de ses liens avec l’autoroute pour le transport. Le maire a notamment mentionné le projet reliant la centrale Hertel à New York en matière de transport d’énergie.   

Gabrielle Bodis 

En plus d’avoir été la première femme ingénieure embauchée par Hydro-Québec en 1959, Mme Bodis a aussi été la première diplômée de l’école Polytechnique à Montréal. Elle a travaillé durant plus de 25 ans pour Hydro-Québec, a souligné Sophie Brochu.

«En 1967, en tant que femme, elle a eu le droit de monter sur un chantier d’Hydro-Québec. Elle mérite pleinement que nous reconnaissions à vie sa contribution», a-t-elle ajouté. 
Comme plusieurs femmes sont à la barre de ce projet, un nom féminin est d’autant plus symbolique.

La filleule de Mme Bodis, Victoria Naday, a partagé que sa marraine «a travaillé fort durant ses études et a eu une longue et fructueuse carrière, qui, nous le savons tous, a eu un impact sur les femmes en génie électrique. Hydro-Québec lui a donné l’opportunité de s’épanouir et de repousser ses limites créatives dans le domaine».

Témoignant d’une femme gentille et aimante, Mme Naday a affirmé être fière que sa tante soit la première à donner son nom à une centrale de la société d’État.