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COVID-19

Des sirènes de bateau se feront entendre pour faire vacciner les équipages

mardi le 22 juin 2021
Modifié à 15 h 58 min le 22 juin 2021
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(Photo Chambre de commerce maritime)

Plusieurs navires qui sillonnent la voie maritime ou qui mouillent dans les ports canadiens feront sonner leurs sirènes sous le coup de midi ce vendredi 25 juin en appui au mouvement mondial de reconnaissance qui souligne le rôle crucial des travailleurs maritimes durant la pandémie. Un geste qui, du même coup, enjoint aux gouvernements d’accorder la priorité à la vaccination pour les équipages.

Le 25 juin est considérée comme la Journée des gens de mer. "Tout au long de la pandémie, les gens de mer ont assuré l’acheminement d’équipement de protection individuelle et de médicaments afin de protéger la population canadienne. Le secteur maritime a également préservé les liaisons commerciales au pays et à l’échelle internationale pour maintenir l’économie à flot", mentionne la Chambre de commerce maritime dans un communiqué.

L'organisme, comme d'autres associations maritimes du Canada, en appellent maintenant à tous les ordres de
gouvernement afin que ces hommes et femmes ne soient pas en reste dans le cadre de la campagne de vaccination.

En fait, à cause des problèmes persistants de logistique et d’approvisionnement en vaccins qui ont affecté tous les ordres de gouvernement, de nombreux membres d’équipage canadiens ont peiné à recevoir leur première dose de vaccination. Quant aux marins internationaux, ils n’ont toujours pas accès à la vaccination dans la plupart des ports canadiens, et bon nombre d’entre eux proviennent de pays en développement.

« Lorsque les frontières terrestres ont été fermées et que le Québec a été contraint de faire une pause pour limiter la propagation de COVID-19, les intervenants de l’industrie maritime étaient là pour éviter toute interruption de la chaîne d’approvisionnement. Il faut reconnaître ces efforts. En toute solidarité pour nos partenaires du milieu, nous tenons à souligner la résilience, le courage et le travail d’équipe dont tous les intervenants sectoriels ont fait preuve pour accomplir une telle chose », rappelle Mathieu St-Pierre, président-directeur général de la Société de développement
économique du Saint-Laurent.

L’accès aux vaccins s’avère très ardu pour les membres d’équipage, même pour ceux et celles qui ont la citoyenneté canadienne. La loi exige de maintenir un nombre minimal de membres d’équipage en tout temps à bord d’un navire en activité.

Les affectations des équipages peuvent durer plusieurs semaines voire plusieurs mois consécutifs, ce qui complique la prise de rendez-vous pour la vaccination. Aux États-Unis, compte tenu des surplus de vaccins, on a mobilisé des infirmiers et infirmières pour la vaccination à bord, que ce soit à des postes d’écluses ou dans des cliniques de vaccination en zone portuaire. Tout le monde à bord peut être vacciné sans égard au pays d’origine, y compris les citoyens canadiens de retour dans ce pays.

Le Canada peut difficilement se permettre un tel risque, alors que les signes encourageants d’une reprise économique post-pandémie se pointent à l’horizon, fait-on valoir. (M.P.)

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