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Les ados montérégiens fument et boivent moins, mais…

lundi le 01 novembre 2021
Modifié à 15 h 59 min le 01 novembre 2021
Par Mario Pitre

mpitre@gravitemedia.com

(Photo : La Montérégie en mode ado : parents informés, jeunes en santé)

Un récent rapport de la directrice de santé publique de la Montérégie, intitulé La Montérégie en mode ado : parents informés, jeunes en santé, révèle que les adolescents montérégiens fument moins et consomment moins d’alcool, mais que leurs problèmes d’image corporelle et de détresse psychologique sont plus présents. 

« En analysant les données des deux cycles d’enquête menés auprès des adolescents dans la dernière décennie, nous avons constaté que les élèves du secondaire âgés de 12 à 17 ans sont moins nombreux qu’auparavant à avoir fumé la cigarette et consommé de l’alcool ou des drogues. Ils sont aussi moins nombreux à avoir des relations sexuelles précocement », indique la santé publique montérégienne.

En fait, la consommation d’alcool chez ces jeunes est passée de 22% à 12% entre 2011 et 2017, alors que celle du tabac a chuté de 10% à 3% et celle de drogue de 6% à 3%.

La consommation d’alcool est moindre chez les ados en général, cependant le profil est bien différent en Secondaire 5, alors que 84 % ont consommé de l’alcool au cours des 12 derniers mois et près de 70 % de façon excessive et ce, autant les garçons que les filles.

Quant au tabac, même si la proportion de jeunes qui fument actuellement n’est que de 3 % et diminue depuis quelques années, « la lutte au tabagisme n’est pas terminée, prévient-on. En effet, une proportion de 27 % de l’ensemble des jeunes ont utilisé la cigarette électronique au moins une fois dans leur vie. »

Côté drogue, le cannabis demeure la substance la plus populaire auprès des jeunes du secondaire : 5 % des élèves du 1er cycle du secondaire et 30 % des élèves de 2e cycle en ont consommé, selon les chiffres obtenus avant la légalisation.

Par ailleurs, le rapport souligne que, « contrairement à la croyance populaire, les jeunes ne sont pas plus actifs ni plus précoces sexuellement que les générations précédentes ». Cependant, ils se posent plus de questions, ce qui s’avère normal, puisqu’on en parle plus dans les familles, dans les médias et à l’école.

Enfin, en Montérégie, selon l’étude de 2016-2017, 40 % des filles et 19 % des garçons présentent une détresse psychologique élevée. Il s’agit d’une augmentation surtout chez les filles par rapport à 2010-2011.

Cette enquête de la Directrice de la santé publique dresse l’état de santé des adolescents et fournit de précieux outils aux parents pour les aider à soutenir leurs jeunes dans cette période importante de leur développement, marquée par des changements physiques et psychologiques majeurs.

En consultant le site web créé pour eux www.enmodeado.ca, les parents auront accès à beaucoup d’information sur les adolescents, à des capsules vidéo et à des infolettres sur des contenus variés.