Sports

Un cycliste de La Prairie triomphe aux Provinciaux

jeudi le 16 septembre 2021
Modifié à 9 h 46 min le 20 septembre 2021
Par Guillaume Gervais

Alain Goulet au parc Jean-Drapeau. (Photo: gracieuseté)

Alain Goulet a été sacré champion québécois à deux reprises aux Provinciaux de cyclisme sur route élite à Baie-Comeau, les 27 et 28 août.

Le Laprairien a triomphé dans les épreuves du contre-la-montre et de la course sur route dans la catégorie Maîtres (35 ans et plus). Il a également terminé au 2e rang dans l’épreuve du critérium.

Deux semaines plus tard, le cycliste de 67 ans s’est aussi distingué dans deux épreuves des Championnats canadiens en remportant deux médailles d’argent.

«C’est un accomplissement à mon âge d’être dominant non seulement dans son coin de pays, mais aussi dans le reste du Canada», s’exclame celui qui course avec le Club de vélo VCOM Saint-Laurent depuis trois ans.

Le septuple champion provincial au contre-la-montre avoue qu’il s’agit de son épreuve de prédilection. À Baie-Comeau, il a devancé son adversaire par 38 secondes.

«C’est moins stressant, puisque tu n’as pas à courser en peloton, tu es seul contre le chronomètre», ajoute-t-il.

Le sexagénaire s’entraîne de 10 à 15 heures par semaine pendant la saison et s’accorde une journée de repos.

«Mon horaire tourne autour du vélo. Mon programme est constitué d’un entraînement polarisé qui demande de performer à différents intervalles d’intensité», raconte l’ancien directeur de l’école Notre-Dame-Saint-Joseph à La Prairie. Cette technique lui permet de s’adapter à toutes les conditions, explique-t-il. Sa soif de dépassement l’encourage à continuer.

La retraite

Le cycliste pratique religieusement le vélo de compétition depuis qu’il a pris sa retraite à 50 ans. Celui qui aime rouler de Chambly à Salaberry-de-Valleyfield a choisi le vélo plutôt que la course à pied, car à son âge, il considère que ce sport est moins douloureux pour son corps.

«La course à pied est plus exigeante sur les articulations», mentionne l’athlète.

Il utilise également ce moyen de transport avec sa conjointe pour faire du vélotourisme.

M. Goulet ne diminue pas l’intensité de ses entraînements pendant la saison morte pour autant, alors qu’il utilise la plateforme virtuelle Zwiss. Cette dernière lui permet de rouler seul ou de compléter des courses sur différents parcours à travers le monde à partir d’un vélo à l’intérieur.

«Ce programme a connu une croissance exponentielle en temps de pandémie», raconte celui qui habite La Prairie depuis 18 ans.

«Moi mon dicton, c’est de mourir actif mais le plus tard possible.»

Alain Goulet

 

 

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