Billet d’humeur : Déterrer le passé

Par Hélène Gingras
Billet d’humeur : Déterrer le passé
Des fouilles archéologiques publiques ont eu lieu près de la Maison Hélène-Sentenne à Candiac pendant deux jours. (Photo : Le Reflet - Denis Germain)

Avez-vous déjà eu la chance de réaliser un vieux rêve?

J’ai rêvé secrètement de devenir archéologue. Ça remonte à mon enfance. Quand Benoit, mon voisin d’en face, était revenu du Fort-Lennox avec un objet. Il avait déterré je ne sais plus quoi. Rien de majeur, sans doute, parce qu’il avait pu le rapporter chez lui.

N’empêche que j’ai souvenir de l’avoir longtemps envié. De rêver à mon tour de déterrer quelque chose dans le sol. Un témoin du passé. Et de le chérir comme si c’était la 8e merveille du monde. Comme il le faisait.

Quand j’ai su qu’il y aurait des fouilles archéologiques publiques à la Maison Hélène-Sentenne à Candiac, puis au RécréoParc à Sainte-Catherine*, ça m’est revenu en tête. Et j’ai sauté sur l’occasion de réaliser un vieux rêve. Ce n’est quand même pas tous les jours qu’une telle occasion se présente. C’est d’ailleurs une première dans la région.

Je trouvais l’idée emballante, contrairement à la majorité de mon entourage. Qui ne comprenait pas mon envie de me mettre à genoux dans des anciennes latrines, possiblement, pour fouiller le passé. Je blaguais à mon tour en disant que j’allais déterrer un dentier.

C’est donc avec beaucoup d’entrain que je me suis pointée à la Maison Hélène-Sentenne à Candiac samedi matin. Faisant partie des deux premiers groupes à creuser pendant une heure. Autant j’avais hâte, autant je craignais de ne rien trouver, puisque nous étions parmi les premiers à creuser.

«L’archéologie est bien la plus noble des recherches. Par sa minutie, elle nous inculque la patience, par l’interprétation qu’on doit faire de nos découvertes, la sagesse.»

-Savino Di Lernia

J’ai partagé ma section avec un papa et ses deux enfants. Le gros de notre travail a consisté à gratter avec une truelle de côté. Et à mettre la terre récoltée dans un seau pour la tamiser par la suite. Au cas où un objet aurait échappé à notre oeil.

J’ai gratté jusqu’à… me faire des ampoules aux mains. C’est d’ailleurs tout ce que j’ai trouvé. Je n’ai pas eu la chance du débutant. Contrairement à d’autres participants. Qui ont déterré un bout de pipe, un morceau de porcelaine et des ossements d’un oiseau possiblement.

Matis, 9 ans, et son papa, Nouriel Arazi, ont participé aux fouilles publiques.

Mais je suis passée du rêve à la réalité.

*Les fouilles archéologiques publiques à Sainte-Catherine se dérouleront en fin de semaine. Consultez le site du Musée d’archéologie de Roussillon pour vous inscrire si le cœur vous en dit.

 

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