Billet d’humeur : la fidélité

Billet d’humeur : la fidélité

Crédit photo : Depositphotos

La fidélité est-elle une de vos valeurs?
Il y a quelque temps, j’ai lu que les Québécois sont parmi les consommateurs les moins fidèles. Comme quoi on magasinerait plus souvent chez des commerçants différents, sans attachement à certains en particulier. Les cartes de fidélité tenteraient de remédier à ce manque de loyauté. À rattacher des ficelles.
Je ne dois pas faire partie de la majorité. Après avoir écrit mon billet, la semaine dernière, j’ai réalisé à quel pont mes parents m’ont transmis l’importance de la valeur de l’engagement – presque 16 ans au même centre de yoga – et que je la cultive à mon tour.
Je fréquente le même centre dentaire depuis que je suis toute petite. Le même optométriste. La même institution bancaire. J’aurais pu changer au fil du temps. Magasiner. Aller voir ailleurs.
Mais je suis une personne qui aime cultiver certaines habitudes. M’engager à long terme. L’exemple le plus éloquent dans mon cas est sans doute mon esthéticienne. Je l’avais expressément choisie parce qu’elle travaillait pour le commerce voisin du journal. Elle pouvait parfois me passer entre deux clientes. Me faire signe si un rendez-vous était annulé, retardé ou déplacé. Du coup, je pouvais maximiser mon temps de travail. Et elle aussi.
Mais notre voisinage a été de courte durée. Pour une raison X, elle est déménagée d’endroit quelques mois plus tard. Puis une autre fois. Et trois autres par la suite. Si bien que je dois faire plus d’une demi-heure d’auto pour me rendre à son salon désormais.
Mais qu’à cela ne tienne, je continue de réclamer ses bons soins. Parce que j’aime sa compétence. Son professionnalisme. Et parce qu’on a développé une relation de confiance.

«On n’appartient qu’à soi-même et c’est à moi-même qu’on doit la fidélité la plus importante.»

-Robert Blondin dans Le bonheur possible

Sur le plan professionnel, j’occupe le même emploi depuis bientôt 25 ans. Et ce, malgré les transactions financières qui ont fait passer Le Reflet d’une main à l’autre. Tant mieux pour moi.
J’ai pourtant fait mes débuts dans un autre hebdo de la région. Qui s’appelait L’événement. Quand l’ancien patron du Reflet a remarqué mon travail, il m’a aussitôt courtisée. Mais j’ai refusé par loyauté pour mon premier employeur. J’aurais fait le même travail pour un compétiteur. C’était cependant une question de temps. Quand L’événement a fermé, un poste de journaliste se libérait au Reflet.
Le temps a bien fait les choses, j’en conviens. Sans heurter mes valeurs d’engagement.

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