Caméras portatives sur les policiers : la Régie Roussillon en attente

Par Katherine Harvey-Pinard
Caméras portatives sur les policiers : la Régie Roussillon en attente
(Photo : Sûreté du Québec)

La Régie intermunicipale de police Roussillon ignore si ses policiers porteront des caméras portatives . À l’instar des autres corps policiers municipaux, elle est «en attente» des résultats du projet pilote de la Sûreté du Québec (SQ), qui a été annoncé le 26 avril et qui commencera en août.

D’une durée de 12 mois, celui-ci ciblera quatre sites différents et nécessitera l’utilisation de 40 caméras au total.

Le projet «permettra d’enrichir les réflexions quant aux aspects techniques et juridiques sur l’ajout de caméras portatives à l’équipement des policiers afin de filmer leurs interventions», expliquait la SQ par voie de communiqué lors de l’annonce.

«Le port de caméras portatives par les policiers nécessite de la préparation et des balises claires. Les constats qui ressortiront de ce projet pilote nous fourniront un bon éclairage pour la suite des choses», avait quant à elle mentionné la vice-première ministre du Québec et ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault.

Par la suite, «le ministère de la Sécurité publique va évaluer s’il veut inclure d’autres organisations dans le projet», fait savoir l’agente aux relations médiatiques et communautaires à la Régie intermunicipale de police Roussillon, Geneviève Boudreault.

Le projet-pilote «devrait permettre à la Sûreté d’obtenir des données tangibles pour l’évaluation d’un déploiement à grande échelle», avait pour sa part souligné la directrice générale par intérim de la SQ, Johanne Beausoleil.

Formation

Les policiers qui porteront les caméras portatives, , entre autres quelques-uns de Beauharnois-Salaberry, devront suivre une formation de deux jours, offerte par la SQ. Il seront formés sur l’utilisation de la technologie, mais aussi sur la façon de compléter les données.

«Par exemple, si un policier intervient sur un voie de faits et qu’il arrête des gens, les gens impliqués sont au courant que l’intervention est filmée, explique le lieutenant Richard. Le policier va ensuite rédiger son rapport sans voir les images. Il pourra ensuite les visionner pour compléter au besoin», a exemplifié le lieutenant coordonnateur aux services des communications à la SQ Benoît Richard au Journal Saint-François.

Les images seront ensuite admissibles en cours comme éléments de preuve, autant pour un dossier criminel que pénal. Le Service de police de la Ville de Montréal a déjà eu un projet-pilote de ce type. L’administration municipale a cependant reporté la mise en place de cette technologie dans son corps policier.

Avec la collaboration d’Éric Tremblay.

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