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Campagne de prévention à l’égard du Xanax de rue

le mardi 21 juin 2022
Modifié à 9 h 45 min le 21 juin 2022
Par Mario Pitre

mpitre@gravitemedia.com

Plusieurs jeunes ont fait des surdoses après avoir consommé du Xanax de rue. (Photo Facebook)

Des messages de prévention sont diffusés depuis le 20 juin sur les réseaux sociaux par la Direction de la santé publique de la Montérégie au sujet du danger de surdoses liées à un médicament vendu sur la rue comme étant du Xanax.

Déjà, en mars 2021, la directrice de santé publique de la Montérégie, Dre Julie Loslier, avait transmis une lettre à tous les parents d’élèves des écoles secondaires de la Montérégie afin de les informer de la vente de Xanax contrefait qui semblait cibler particulièrement les adolescents. Chaque comprimé était vendu à 2 $ ou leur était donné.

Cependant les résultats des analyses toxicologiques ont permis à la Santé publique d’apprendre que ces comprimés ne contenaient pas de Xanax (alprazolam), un médicament utilisé pour ses propriétés tranquillisantes, mais une autre substance (flubromazolam) dont la puissance et la durée d’action sont supérieures à celles du Xanax.

« Tu arrêtes de vivre quand tu consommes ça, plus rien ne me dérangeait, avait confié un jeune consommateur au quotidien La Presse l’an dernier. Ça me faisait trop du bien… mais ce médicament est un couteau à double tranchant. Ça peut t’aider au moment où tu en as besoin, mais à la longue, ça crée une assez forte dépendance », prévenait-il.

Messages conçus par des jeunes

Diffusées sur Tik Tok et Instagram, les messages de prévention ont été conçus par des jeunes âgés de 14 à 17 ans. Ils seront assortis d’affiches installées dans des maisons de jeunes, les organismes oeuvrant en travail de rue, les centres jeunesse et centres de réadaptation en dépendance de la Montérégie.

Pour ce faire, la Direction de santé publique de la Montérégie a élaboré et offert des ateliers aux jeunes qui séjournaient dans les centres jeunesse de la Montérégie en duo avec un travailleur de rue du secteur visité.  On a aussi donné une formation aux intervenants qui oeuvrent auprès des jeunes dans la Montérégie. 

Ces ateliers visaient à informer les jeunes des risques liés à la consommation du Xanax contrefait. Ils ont aussi permis de connaître leur perception du risque et des facteurs de protection à la consommation de ces substances. Des participants ont alors manifesté leur désir d’aller plus loin en prenant part à la création d’outils de communication pour prévenir l’usage de Xanax contrefait.

La DSP précise par ailleurs que la consommation de Xanax de rue est une réalité qui touche les jeunes de tous les milieux, quel que soit l’endroit où ils résident en Montérégie.