«Ce spectacle est un roadtrip dans ma tête !»

«Ce spectacle est un roadtrip dans ma tête !»

L’humoriste montera sur scène sans l’autre Grande Gueule pour présenter son premier one man show Seul comme un grand, à la salle Richard-Sauvageau à La Prairie, le 22 janvier, dès 20h. Le Reflet a discuté avec lui de son plongeon dans l’humour solo et de ses nombreux autres projets.

1. Le titre Seul comme un grand fait-t-il seulement référence à l’absence sur scène de votre complice José Gaudet?

«Pas seulement à cela. Effectivement, pour la première fois de ma carrière, je vais pouvoir faire une phrase complète! C’est un coup de chapeau à ce que j’ai fait avec les Grandes Gueules. C’est aussi en lien avec mon spectacle où je raconte l’histoire de mes 44 années de vie. J’ai enlevé les bouts plates et il m’est resté deux heures de matériel! Je parle des moments où je me suis retrouvé seul, comme lorsque je suis parti pour l’armée à 17 ans ou lorsque mon père est décédé quand j’avais 19 ans.»

2. Quel est le mot qui décrirait le mieux votre spectacle?

«Surprenant. Ce spectacle est un roadtrip dans ma tête! Je suis loin du stand-up traditionnel. Je me définis avant tout comme un entertainer parce que j’aime toucher à un paquet d’affaires. Je suis aussi hyperactif, alors je n’ai pas lésiné les efforts pour en faire un vrai show de divertissement. Quand je rencontre les gens, ils me disent qu’ils ne savaient pas à quoi s’attendre.»

3. Aviez-vous déjà une idée de ce que vous vouliez dans votre spectacle solo?

«Je savais ce que je voulais, mais je savais surtout ce que je ne voulais pas. Je ne peux pas faire du Mike Ward, je ne peux pas faire du André Sauvé. Il y a déjà de très bons spectacles d’humour à l’affiche, alors le seul moyen d’être original, c’est de faire du Mario Tessier. Mon histoire est plutôt banale, mais la façon de la raconter et les gens qui l’ont meublée la rendent intéressante.»

4. Quel a été le plus grand défi dans la création de votre spectacle?

«L’écriture a été difficile. La plupart des humoristes approchent l’écriture en trouvant un gag et en inventant une histoire autour du gag. Je préfère l’inverse. Dire un gag pour un gag, je l’ai déjà fait et je ne voulais plus ça. Aussitôt qu’un scripteur dérogeait de ce concept et de mon histoire personnelle, ça ne fonctionnait pas.»

5. Votre coscripteur et metteur en scène Serge Postigo a adhéré à ce concept?

«Absolument. J’ai travaillé avec lui lorsque j’ai animé le Gala <@Ri>Artis<@$p> et ce fut le coup de foudre. Je pense qu’il est le seul, à part José Gaudet, à avoir un cerveau qui fonctionne comme le mien! Je voulais toucher les gens avec mes histoires et ça, ça lui parlait. J’ai beaucoup travaillé l’interprétation avec lui, car un gag repose aussi sur le jeu. Si je donne l’impression que c’est la première fois que je raconte un gag, je saurai que j’ai réussi.»

6. Vous animez également Ma mère cuisine mieux que la tienne. De quel façon vos expériences à la télévision et sur scène se lient-elles?

«À la base, je suis un gars de public. Le gens m’abordent comme un chum et non comme un artiste. Moi je les considère comme des amis. Mes projets ont toujours été axés sur le fait d’être proche du public. À la télévision, je vais chercher une nouvelle proximité avec eux.»

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