De la compagnie rassurante pour les rendez-vous médicaux à l’extérieur

Par Katherine Harvey-Pinard
De la compagnie rassurante pour les rendez-vous médicaux à l’extérieur
Tous les résidents de la Rive-Sud, de Longueuil à Valleyfield en passant par Candiac et Châteauguay, peuvent en bénéficier. (Photo : Pixabay)

Les visites médicales à Montréal peuvent être stressantes pour les gens venus seuls de l’extérieur. L’organisme Les Accordailles, via son projet CoopéRégions, offre un accompagnement complet aux adultes de 50 ans et plus de la région qui doivent se rendre et se loger à Montréal pour des rendez-vous médicaux.

L’organisme propose ce genre d’accompagnement dans son secteur, le Plateau Mont-Royal, depuis déjà plusieurs années. Il reçoit environ 1 200 demandes annuellement.

En mars 2018, il a implanté un projet pilote avec des gens de l’Abitibi-Témiscamingue qui souhaitaient un accompagnement lors de leurs visites médicales à Montréal. Vu son succès, l’organisme a décidé d’élargir son initiative à la grandeur de la province.

Tous les résidents de la Rive-Sud, de Longueuil à Salaberry-de-Valleyfield en passant par Candiac et Châteauguay, peuvent maintenant en bénéficier.

Les bénévoles, pour la plupart des stagiaires en soins infirmiers, s’adaptent aux besoins des visiteurs et leur offre une aide à différents niveaux.

«Chaque cas est différent, dit Éric Côté, en charge du projet. Parfois, les gens ont seulement besoin qu’on les aide pour trouver un hébergement. D’autres veulent un accompagnement pour la journée au complet parce que c’est difficile d’être seul à l’hôpital.»

Avec un te soutien, l’organisme enlève un poids sur les épaules des aînés des quatre coins du Québec pour qui la visite à Montréal peut être préoccupante.

«Juste de regarder sur l’écran pour savoir si c’est à leur tour de passer, ça stresse beaucoup les aînés, exemplifie M. Côté. Nos bénévoles connaissent bien les hôpitaux. D’avoir quelqu’un qui s’y connaît, ça les rassure.»

De belles rencontres

Le projet donne d’ailleurs lieu à de belles rencontres, alors que les bénévoles se lient parfois d’amitié aux personnes qu’ils accompagnent. Éric Côté donne l’exemple d’une Abitibienne qui vient à Montréal tous les mois depuis un an et demi.

«On essaie de placer les mêmes bénévoles avec les mêmes personnes quand elles reviennent», dit-il. Il y a des bénévoles qui gardent contact avec la personnes pour savoir comment elle va, savoir si elle a un rendez-vous bientôt.»

Notons d’ailleurs qu’en ces temps de pandémie, les bénévoles portent des masques, des visières et ont du désinfectant en tout temps avec eux lorsqu’ils accompagnent les visiteurs.

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