Opinion

De solides espoirs d’un retour à la vie presque normale

mercredi le 12 mai 2021
Modifié à 17 h 09 min le 11 mai 2021
Par Audrey Leduc-Brodeur

Même si on souhaiterait voir baisser plus rapidement le nombre de nouvelles infections liées à la COVID-19 au Québec, les nuages commencent enfin à se disperser. On peut maintenant entrevoir le moment où la vie redeviendra à peu près normale, lorsqu’on pourra revoir ses proches, fréquenter autant les restaurants que les salles de spectacles et se promener d’une région à l’autre sans avoir à en vérifier le code de couleur. Le tout dernier relevé de l’emploi, publié vendredi par Statistique Canada pour le mois d’avril, signalait un léger recul dans le nombre de personnes au travail au Québec (la chute était plus prononcée ailleurs au Canada), mais il reste que notre économie a déjà repris quelque 700 000 des 826 000 emplois qu’elle avait perdus au printemps 2020. Il reste encore bien des facteurs inconnus, comme ce qui a trait aux voyages internationaux – où les restrictions pourraient se prolonger – mais dans l’ensemble, on devrait pouvoir souffler, surtout si la vaccination continue à un rythme soutenu. On se compare et on se console? L’Alberta, qui a choisi plutôt de ne pas recourir à des mesures contraignantes, doit aujourd’hui se débattre avec le pire taux d’infection en Amérique du Nord. Ses dirigeants sont maintenant forcés de passer de la carotte au bâton. Alors qu’on pense être sur la bonne voie ici pour assouplir les consignes, le gouvernement albertain impose désormais les mêmes mesures qui nous ont compliqué la vie ces derniers mois. Sauf que nous, nous sommes à la veille d’en sortir. Eux sont en train d’entrer dedans. On sent le vent tourner. Les réservations pour les escapades estivales à travers le Québec sont toujours populaires et on imagine le même scénario que l’été passé, quand les vacanciers ont semblé redécouvrir le Québec. Ils ont manifestement apprécié, puisque l’élan ne se dément pas. Et comme beaucoup de gens ont été forcés d’épargner – en autant qu’on ait pu conserver son emploi –, faute d’acheter de beaux vêtements ou de partir en voyage, les fonds disponibles pour la détente sont souvent substantiels. À cet égard, le message est clair pour le milieu du tourisme québécois. Un, assurez-vous de bonifier votre offre pour qu’on ne vous oublie pas une fois la tempête passée. Deux, résistez à la tentation de presser le citron. Les voyageurs ont la mémoire longue et la parole facile sur les réseaux sociaux. Il serait dommage de perdre ce beau capital de sympathie pour avoir pesé trop fort sur la facturation. Quand cette éclaircie va-t-elle se confirmer? Je plonge. Je risque une prédiction : d’ici la mi-juin. Oh, ce n’est pas si téméraire, mais qui sait? Et comme disait l’humoriste français Pierre Dac, «la prévision est difficile, surtout quand elle concerne l’avenir…»

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