Donner de son temps

Donner de son temps

André St-Laurent

Crédit photo : Le Courrier du Sud - Denis Germain

(Un texte de Maryanne Dupuis)

Ils sont des milliers à travers la province à donner de leur temps chaque année à différentes causes. Au Centre de bénévolat de la Rive-Sud, des centaines de personnes s’impliquent.

André St-Laurent prend plaisir à donner de son temps pour soutenir différents projets. Tout a commencé il y a sept ans, lorsqu’il a pris sa retraite de son emploi en télécommunications.

«Je me suis alors impliqué comme bénévole pour les impôts, raconte-t-il. J’ai toujours eu comme passe-temps de faire les rapports d’impôts de la famille. Et le programme des bénévoles de l’Agence de revenu du Canada cherchait des personnes intéressées à aider.»

«De fil en aiguille, j’ai découvert le Centre de bénévolat de la Rive-Sud (CBRS), ajoute M. St-Laurent. C’est structuré, c’est le fun; ça m’a séduit.»

Il consacre trois journées par semaine à différents mandats du CBRS. Parfois plus, selon les besoins.

«On dit souvent qu’être vieux, ça se passe entre les deux oreilles, note-t-il. Le corps vieillit, mais il y a des moyens de garder la forme au point de vue physique et cognitif.»

Rester actif
Celui qui admet ne pas aimer la routine est bien servi; chaque journée est différente.

André St-Laurent s’implique dans plusieurs services du CBRS, comme le programme Pair, l’offre de transport et d’accompagnement pour les aînés lors de rendez-vous médicaux, la livraison à domicile du service de popote du Repas du Passant, en plus de continuer à offrir ses services pour émettre des rapports d’impôts.

L’homme de 77 ans siège également au sein du conseil d’administration du CBRS en tant que trésorier. De quoi bien occuper ses semaines.

«Une des raisons pour lesquelles je fais du bénévolat aujourd’hui, c’est une phrase qu’il y avait en haut du tableau à la petite école et qui m’a motivé une bonne partie de ma vie: le travail est la clé du succès, se rappelle M. St-Laurent. J’ai toujours eu du plaisir à travailler. Et quand on avait besoin de moi, je me portais volontaire pour m’impliquer. À l’époque, on ne parlait pas de bénévolat comme aujourd’hui. On parlait d’aider son prochain.»

Vers les gens
Au cours des dernières années, donner de son temps est devenu naturel pour lui. Il s’est lié d’amitié avec d’autres bénévoles, de même qu’avec certaines des personnes qu’il aide. Et il parle de son implication au Centre de bénévolat avec tellement de passion qu’il ne fait nul doute qu’il prend son rôle à cœur.

«Être chez moi, aller jouer au golf; ce sont des choses qui sont tournées vers moi, explique André St-Laurent. Tandis que le bénévolat, c’est vers les gens. Souvent, dans leur sourire ou quand ils me disent merci, je sens que j’ai accompli quelque chose et que je leur ai rendu un fier service. À travers tout ça, j’ai l’impression d’avoir ma place et j’ai du plaisir à le faire. C’est une satisfaction personnelle en même temps.»

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