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L’économie circulaire et ses nombreux avantages

vendredi le 18 février 2022
Modifié à 0 h 00 min le 19 février 2022
Par Yanick Michaud

ymichaud@gravitemedia.com

Sylvie Bissonnette, ici avec Frédéric L'Ecuyer de Brasserie du Bois Blanc, est enchantée de pouvoir constater que sa manière de faire est pérenne et permet à d’autres entreprises, comme à la sienne, de profiter de l’expertise des confrères. (Photo Journal Saint-François - Denis Germain)

Parmi les valeurs primordiales de Sylvie Bissonnette, propriétaire du Vignoble de Pomone, l’entraide figure en tête de liste.

« Pour moi et Sylvain (Poirier), c’est essentiel. Nous aimons aider les gens. L’économie circulaire c’est vital. On a de l’équipement qui peut servir à d’autres. De l’expertise. Pourquoi ne pas en profiter », évalue Sylvie Bissonnette.

Le Vignoble de Pomone et la Brasserie du Bois Blanc, deux entreprises de Coteau-du-Lac sont en croissance. « Nous avons deux jeunes entreprises. L’entraide est essentielle. On se dit que tout coûte cher, alors si on peut optimiser et en faire profiter d’autres. En France, il y a des coops d’entraide, pour emprunter, réserver, louer de l’équipement. Au Québec, la mentalité c’est chacun pour soi. Nous on n’est pas comme ça. On veut aller plus loin. C’est fondamental et personne n’est en compétition », suggère la dame qui a la tête toujours en ébullition d’idées nouvelles et de développement.

Une entraide salvatrice

Pour elle, un outil de plusieurs millions de dollars qui ne sert qu’une dizaine de jours par année ne sert qu’à accumuler de la poussière si on ne peut le prêter à un confrère.

« Quand je n’utilise pas un outil, je peux le prêter. L’inverse est aussi vrai. Avec le Bourg des Cèdres, le Vignoble d’Ovila, Côte de Vaudreuil, une ferme florale de la région, c’est souvent ce que nous faisons. Avec Bois Blanc, nous créons des produits ensemble, ça va encore plus loin », plaide Sylvie Bissonnette.

« Fred, que l’on connaît bien est souvent ici et il nous aide. Il voyait notre vin en barrique. Il a demandé ce que nous faisions avec ça et la lie au fond, une fois que le vin est prêt. Il a suggéré qu’on lui prête, le temps qu’il fasse sa bière. Ça tombait bien dans le temps. Nous n’en avons pas besoin à cette période-ci de l’année. Le timing est important », assure-t-elle.

Avec les 4 à 5 litres de lie dans les barriques, Frédéric L’Ecuyer a fait de la magie. « Une fois que sa bière a été prête, nous lui avons partagé notre embouteilleuse. Habituellement, sa bière est en cannette. Ces produits seront dans des bouteilles de verre. Ça ne nous coûte rien, ça lui est utile, nous n’avons pas jeté la lie et en étant à environ un kilomètre l’un de l’autre, c’est également bon pour l’environnement et la réduction des gaz à effet de serre », expose celle qui n’y voit que des avantages.