Exporail : exposition soulignant la contribution des Canadiennes lors des guerres mondiales

Exporail : exposition soulignant la contribution des Canadiennes lors des guerres mondiales

Après le jour J, le 6 juin 1944, les infirmières canadiennes ont suivi les troupes qui traversaient le Nord-Ouest de l'Europe.

Crédit photo : Gracieuseté - Bibliothèque et Archives Canada

Durant les deux guerres mondiales, les Canadiennes se sont acquittées de tâches cruciales, souvent au péril de leur vie, depuis la fabrication de munitions jusqu’à la peinture à la main des yeux artificiels pour les militaires blessés. Exporail, le Musée ferroviaire canadien, à Saint-Constant-Delson, est fier de présenter leurs histoires dans Grandes Guerres. Grandes Femmes., une exposition réalisée par le Musée canadien de la guerre.

«Au cours des deux grandes guerres, des milliers de femmes ont servi dans l’armée, a expliqué James Whitham, directeur général par intérim du Musée canadien de la guerre. D’autres femmes ont contribué de la maison, en tricotant des chaussettes et en expédiant des colis de réconfort aux militaires outre-mer. Les barrières liées au genre sont tombées durant le chaos de la guerre, ouvrant des débouchés sans précédent pour les femmes dans toutes les sphères de la société canadienne. Cette exposition itinérante présente ce qu’ont vécu des femmes, au moyen de leurs propres paroles, ainsi que les nombreuses façons dont elles se sont investies en temps de guerre, souvent en portant le deuil d’un mari, d’un fils ou d’un frère tué au combat.»

Portant son uniforme bleu et son voile blanc, Blanche Lavallée, infirmière pendant la Première Guerre mondiale, a l’air calme et professionnelle. Titre de l’oeuvre: Infirmière militaire.

Divisée en quatre aires thématiques, l’exposition réunit des artefacts, des images, des documents audiovisuels et des archives pour raconter les expériences personnelles de Canadiennes pendant les conflits. Le public rencontrera des femmes qui ont œuvré au sein d’organismes bénévoles, qui ont travaillé dans des usines ou qui provenaient de branches féminines de l’armée. Il s’agit de Joan Arnoldi et de Mary Plummer, fondatrices de la Canadian Field Comforts Commission, d’Ada Sylvester, ouvrière à la Canadian Car and Foundry dans l’actuelle ville de Thunder Bay, en Ontario et de la photographe Lorna Stanger, du Service féminin de la Marine royale du Canada. L’exposition présente aussi l’histoire de quelques-unes des 100 000 épouses, mères et sœurs qui ont perdu des êtres chers au cours des guerres.

Réunis, ces récits décrivent la transformation du mode de vie et du rôle social des femmes pendant les deux conflits. Par leurs expériences, les femmes ont fait prendre conscience de l’étendue de leurs capacités et des fonctions qu’elles pouvaient assumer, en tant qu’individus et membres de la société.

Réalisée par le Musée canadien de la guerre, l’exposition Grandes Guerres. Grandes Femmes. est présentée à Exporail jusqu’au 6 janvier.

Horaire

Jusqu’au 28 octobre: ouvert du mercredi au dimanche, de 10 h à 17 h.
Du 2 novembre au 6 janvier: ouvert les vendredis, samedis et dimanches, de 9 h à 17 h.

(Source: Exporail)

Des ouvriers et des ouvrières de l’usine de la Canadian Car and Foundry de Fort William, en Ontario, assemblaient l’aéronef Curtiss Helldiver. Au sommet de sa production, cette usine employait plus de 6 700 personnes, dont 40 % étaient des femmes.

 

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