Ghost: la nouvelle recrue canine de la police de Longueuil

Par Philippe Lanoix-Meunier
Ghost: la nouvelle recrue canine de la police de Longueuil
Ghost fait équipe avec son maître Steeve Tremblay, agent au SPAL depuis plus de 17 ans. (Photo : Gracieuseté)

Le Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL) a récemment accueilli une nouvelle recrue au sein de son Unité canine. Ghost, un berger allemand noir à poil mi-long de 2 ans, fera équipe avec Steeve Tremblay, agent du SPAL depuis plus de 17 ans et membre de l’Unité canine depuis 9 ans.

Ghost prend la relève de Sako, 11 ½ ans, qui jouit d’une retraite bien méritée depuis mai 2019.

Formation

Né en République tchèque, Ghost a débuté sa formation en mai 2019 au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Elle s’est poursuivie pendant 6 mois et a pris fin le 13 décembre.

L’animal reçoit une éducation spéciale qui lui permet de développer les qualités nécessaires à un bon chien policier. Il est dressé dès la naissance dans cette optique. On lui inculque très jeune des bases d’obéissance – qui sont essentielles à sa future profession – mais également des bases d’attaque.

Selon l’agent Tremblay, «le processus de sélection du chien est complexe et ardu.»

De son propre aveu, il n’a pas eu immédiatement un coup de foudre pour Ghost.

«Lors du processus de sélection, il y avait d’autres chiens et au début, je trouvais qu’il était moyen, raconte-t-il au Courrier du Sud. Mais au fil des exercices, je me suis rendu compte que c’était un très bon chien et que je pourrais facilement travailler avec lui. Le lien s’est ensuite fait rapidement.»

«Ghost est un chien calme et très zen pour son âge, ajoute le maître-chien. Pour faire une comparaison, c’est un sportif qui est capable de performer dans toutes les disciplines.»

Un «généraliste»

Ghost est un chien du type «généraliste», c’est à dire qu’il est capable d’effectuer un large éventail de tâches. Ses principales qualités sont l’obéissance, l’agilité et la socialisation.

Il est formé pour la protection, le dépistage, la recherche extérieure, la recherche en bâtiment (débusquement, recherche d’arme à feu, recherche de petits et gros articles) et la détection de drogues, d’armes à feu et d’argent.

«L’argent canadien mais aussi américain», précise l’agent Tremblay, puisque contrairement à la croyance populaire, l’argent a bel et bien une odeur… du moins pour un chien!

Unité canine

Selon Steeve Tremblay, son rôle dans l’Unité canine du SPAL demande beaucoup d’heures de travail, notamment avec les entraînements et les exercices de socialisation du chien. C’est également très demandant pour sa famille puisque l’animal passe pratiquement tout son temps avec son maître.

«Le chien est littéralement connecté à toi, explique l’agent. Quand tu es stressé, le chien ressent l’énergie que tu dégages. C’est vraiment une affaire de symbiose.»

Pour preuve, l’ancien partenaire de l’agent Tremblay, Sako, coule une retraite paisible avec lui dans sa résidence depuis le printemps 2019.

Établir un contact

«Le simple visuel du chien a un impact, explique l’agent du SPAL. Lors de certaines interventions, des suspects décident d’obtempérer avec les policiers en raison de la peur que leur suscite l’animal. Dans d’autres occasions, la présence du chien est rassurante et certaines personnes réticentes aux dialogues avec les policiers baissent leur garde quand il s’agit d’un agent de l’Unité canine.»

Un autre aspect non négligeable du rôle de l’Unité canine est le travail communautaire.

«Le chien permet de créer des liens avec les gens, mentionne l’agent Tremblay. C’est un peu notre mascotte. La population est souvent plus ouverte à nous parler quand Ghost est présent. Il joue un rôle important dans notre relation avec le public.»

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