Internet et sexualité expliqués aux élèves de 6e année

Internet et sexualité expliqués aux élèves de 6e année

Les élèves Julia Pittman, Raphaëlle Godin, Alexy Bélanger et Matisse Gravel accompagnés de l’éducatrice spécialisée Marie-Christine Lavoie.

Crédit photo : Le Reflet - Joëlle Bergeron

Pour sensibiliser les élèves aux traces que laissent les images et messages publiés sur les réseaux sociaux, l’éducatrice spécialisée Marie-Christine Lavoie a écrit un message sur sa page Facebook en demandant aux gens de le partager. Résultat: celui-ci a fait le tour du monde en moins de 48 heures.

«Mon message a été partagé près de 3000 fois, indique Mme Lavoie. En classe, on a sorti une carte du monde pour montrer aux élèves jusqu’où ç’a avait voyagé et c’est allé aussi loin qu’en Australie.»

L’exercice s’est fait dans le cadre d’un atelier issu du programme de prévention de la sexualisation précoce On est encore des enfants!

Conçu par Francine Duquet, sexologue et professeure au Département de sexologie à l’UQÀM, le programme aborde trois thématiques s’adressant aux enfants âgés de 10 à 12 ans: «Désir de plaire et éveil amoureux», «Vocabulaire sexuel et intimidation» et «Réseaux sociaux, Internet et sexualité».

«J’ai demandé à la direction de l’école si elle acceptait que je donne ces ateliers dans les classes de 6e parce que je trouve que c’est un outil de prévention essentiel», estime Mme Lavoie.

L’an dernier, l’éducatrice a dû gérer une crise relativement à une publication Facebook et cette année, elle avait envie de prévenir plutôt que guérir.

Ce qu’ils ont retenus

«J’étais surprise que le message se rende si loin en si peu de temps. Ça nous a conscientisés à être plus prudents.» – Julia Pittman, élève

En théorie, seules les personnes âgées de plus de 13 ans ont le droit de se créer un compte Facebook, selon les conditions d’utilisation du réseau. En pratique, trois des quatre élèves âgés de 11 et 12 ans interrogés par Le Reflet en avaient un.

Alexy Bélanger, Julia Pittman et Matisse Gravel sont tous actifs sur les réseaux sociaux. Instagram, Snapchat, Facebook; nommez-les, ils y sont. Ils ont même des chaînes YouTube via lesquelles ils diffusent des vidéos sur différents sujets.

Néophytes, ils ne connaissaient cependant pas tous les paramètres existants pour protéger leur compte.

«Je ne savais pas qu’autant de gens pouvaient voir mes choses, je vais redoubler de prudence maintenant», a dit Alexy.

«En fait, c’est mieux de ne pas écrire de choses personnelles, a renchéri Matisse. Écrire que tes parents ne sont pas là ce soir, ce n’est pas une bonne idée.»

Des quatre, seule Raphaëlle Godin se tient loin des réseaux sociaux, surtout par manque d’intérêt.

«Je ne dis pas que je n’aurai pas de compte un jour, mais pour le moment, ça ne m’intéresse pas de partager ma vie privée là-dessus», dit-elle.

Concernant la publication ou le partage de photos osées, les jeunes ont compris que ce n’est pas parce qu’ils font confiance à un amoureux à un moment X que la situation ne changera pas.

 

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