Kim St-Pierre inspire et fait bouger la jeunesse

Par Simon Deschamps
Kim St-Pierre inspire et fait bouger la jeunesse
(Photo : Gracieuseté Équipe Québec)

Triple médaillée d’or aux Jeux olympiques, l’ancienne gardienne de but Kim St-Pierre a toujours eu une vie active. Aujourd’hui maman de deux garçons, celle qui a inspiré de nombreuses jeunes filles à jouer au hockey se donne comme mission de faire bouger les jeunes et particulièrement les fillettes.   
Aujourd’hui coordonnatrice régionale dans l’est du Canada pour le programme BOKS (Build Our Kids’ Success — Préparons la réussite des enfants) de la fondation Fitness Reebok Canada, l’ancienne athlète native de Châteauguay va dans les écoles primaires pour partager sa passion de l’éducation physique et promouvoir les saines habitudes de vie. 
Selon MmeSt-Pierre, il est important de donner le goût aux jeunes filles dès leur plus jeune âge de faire de l’activité physique. 
« Les filles aussi ont besoin de bouger, mais peut-être qu’elles l’expriment différemment que les garçonsJe pense qu’on doit offrir différentes activités dans les écoles pour développer la passion chez les jeunes de bouger. Moi j’ai découvert le hockey parce que mes frères jouaient, mais il y a aussi des sports non traditionnels. Je pense que plus on offre des activités différentes dans les écolesmieux ça fera bouger nos enfants», fait part celle qui est diplômée en kinésiologie à l’Université McGill. 
Toujours active 
Elle ajoute que « les statistiques font peur » que si les filles « ne font pas d’activité physique au primaire, ce n’est pas au secondaire qu’elles commenceront ». En effet, une étude de Statistique Canada a démontré qu’entre l’âge de 12 et 17 ans, 9 filles sur 10 ne répondent pas aux normes canadiennes en matière d’activité physique. 
Maintenant âgée de 40 ans, l’ancienne athlète continue de pratiquer son sport pour le plaisir en plus de s’entraîner quotidiennement et de faire des activités sportives en famille. 
Modèle pour les jeunes joueuses 
À l’approche de la Journée internationale de la femme, Kim St-Pierre continue d’être un modèle pour les jeunes joueuses de hockey. Elle a partagé son savoir-faire et ses expériences olympiques avec les joueuses d’Équipe Québec lors des Jeux du Canada qui se sont terminés le 3 mars, à Red Deer en Alberta. 

Kim St. Pierre mord à belles dents dans la médaille d’or remportée aux Jeux olympiques de Salt Lake City. (Photo: André St-Pierre collaboration spéciale)

Les joueuses âgées de moins de 18 ans n’ont pas eu la chance de suivre les conquêtes de l’or olympique de St-Pierre puisqu’elles étaient jeunes enfantsNéanmoins, elles se sentaient privilégiées de côtoyer une des pionnières du hockey féminin au Canada. 

«Elle nous aide beaucoup. Elle nous permet d’avoir accès à quelqu’un qui a de l’expérience et nous aide à être moins stressées pendant les matchs», apprécie la Martinoise Émilie Lussier. 
« C’est le fun qu’elle soit avec nous. C’est une idole. Elle nous a fait profiter de son expérience. En tant que gardienne de but, elle me donne de bons conseils pour mieux progresser », renchérit la gardienne Ève Gascon qui est la première joueuse à évoluer dans la Ligue de hockey midget AAA du Québec.  

Ève Gascon est la première joueuse à percer la formation d’une équipe de la Ligue de hockey Midget AAA du Québec. (Photo:Tirée de Facebook/Phénix du Collège Esther-Blondin)

Briser des plafonds de verre  
Kim St-Pierre s’est réjoui de voir Gascon percer la formation du Phénix du Collège Esther-Blondin. 
« Nous les filles on ne veut pas voler la place des garçons, mais on veut tellement évoluer dans le meilleur calibre possible. C’est toujours une grande fierté de voir une fille réussir, peu importe le sport. Mais de réussir dans un milieu masculin, de voir comment elle a réussi à 15 ans à relever ce défi, je suis impressionnée », souligne-t-elle.   
D’ailleurs, elle-même a été la première femme à remporter une victoire dans un match universitaire masculin de saison régulière dans l’uniforme des Redmen de McGill.  
L’ancienne olympienne rêve du jour où il y aura une ligue professionnelle de hockey féminin de l’envergure de celle de la Ligue nationale de hockey. 
En attendant, elle dit à celles (et ceux) qui veulent suivre ses traces de croire en l’impossible. 
«Si j’avais dit que le hockey ce n’était pas pour les filles, c’est sûr que ma vie aurait pris un autre tournant. Il ne faut pas avoir peur de foncer et jamais se laisser dire qu’on n’est pas capable de faire quelque chose», conclut-elle. 

Partager cet article

Laisser un commentaire

avatar
  S'inscrire  
Me notifier des